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Blinken met Nétanyahou en garde contre la création de nouvelles colonies en Cisjordanie

Antony Blinken s'exprime derrière un lutrin.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken en conférence à Washington le 4 décembre 2022

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

Agence France-Presse

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a prévenu dimanche que les États-Unis s'opposeraient à l'établissement de nouvelles colonies par le prochain gouvernement israélien en Cisjordanie occupée au moment où Benyamin Nétanyahou s'apprête à reprendre le pouvoir grâce à une coalition avec l'extrême droite.

Nous continuerons également à nous opposer sans équivoque à toute action qui mettrait la solution à deux États en danger, notamment l'expansion des colonies, des mesures en vue de l'annexion de la Cisjordanie, le fait de perturber le statu quo historique quant aux lieux saints, les démolitions et les expulsions ainsi que l'incitation à la violence, a indiqué le secrétaire d'État lors d'une intervention auprès du groupe progressiste américain pro-Israël J Street.

Avec ses alliés ultra-orthodoxes et d'extrême droite, le bloc de droite est arrivé majoritaire aux législatives israéliennes du 1er novembre en remportant 64 sièges sur 120, ce qui a permis à Benyamin Nétanyahou d'entamer des négociations pour former un gouvernement.

Lors de son intervention dimanche, Antony Blinken a félicité M. Nétanyahou, dont les relations avec les États-Unis ont parfois été orageuses.

Nous jugerons le gouvernement [israélien] à l'aune de ses politiques et non à celle de ses personnalités individuelles, a toutefois noté le secrétaire d'État, ajoutant que l'administration Biden travaillera sans relâche pour préserver un horizon d'espoir en vue de la création d'un État palestinien.

Les boules de feu des explosions dans la nuit.

Une autre explosion a été causée par des frappes aériennes israéliennes à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 4 décembre 2022.

Photo : AP / Abed Rahim Khatib

Plus de 475 000 Israéliens vivent actuellement dans des colonies en Cisjordanie, illégales au regard du droit international, soit environ quatre fois plus qu'à la signature, dans les années 1990, des accords d'Oslo, qui n'ont pas mené à une paix durable entre Israéliens et Palestiniens.

Développer la colonisation

Engagé dans les négociations gouvernementales, Benyamin Nétanyahou a signé jeudi un accord de coalition avec une des trois formations d'extrême droite, qui a ainsi obtenu un posté clé dans l'essor de la colonisation en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël.

En vertu de cet accord, le Parti sioniste religieux obtient notamment le portefeuille – en rotation – des Finances, celui de l'Immigration ainsi que des fonctions dans la branche du ministère de la Défense chargée des colonies israéliennes en Cisjordanie.

Le chef de cette formation, Bezalel Smotrich, a dit son intention de développer la colonisation dans un communiqué conjoint avec M. Nétanyahou.

 Bezalel Smotrich, législateur israélien d'extrême droite et leader du Parti sioniste religieux.

Bezalel Smotrich, législateur israélien d'extrême droite et leader du Parti sioniste religieux, le 26 octobre dernier à Sderot.

Photo : Getty Images / GIL COHEN-MAGEN

Au cours de la campagne, Benyamin Nétanyahou a promis d'être le premier ministre de tous, mais un autre accord de coalition avec un dirigeant d'extrême droite ouvertement homophobe a provoqué fin novembre la colère de la communauté LGBT+ israélienne.

Le secrétaire d'État américain a souligné dimanche que les États-Unis insisteraient sur le respect des principes démocratiques fondamentaux, dont le respect des droits des personnes LGBT+ et l'administration équitable de la justice pour tous les citoyens d'Israël.

Interrogé à ce sujet dimanche lors d'un entretien sur la chaîne américaine NBC, M. Nétanyahou a balayé les critiques en assurant ceci : Je n'accepterai rien de cela. [...] Au bout du compte, je déciderai des politiques mises en œuvre.

En vertu des lois israéliennes, il a jusqu'au 11 décembre pour former un gouvernement, mais il peut aussi demander une prolongation de 14 jours.

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