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À la rencontre de Winnipégois qui ont recours à une banque alimentaire

Quelque 90 000 personnes se tournent vers Moisson Manitoba sur une base mensuelle.

Erlinda De Guzman tientu pain dans ses mains, à côté de son sac rempli de denrées. Elle est dans le local de Harvest Manitoba et on peut voir autour d'elle des tablettes remplis de produits.

Erlinda De Guzman s'est rendue à la banque alimentaire pour la première fois il y a deux mois.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

Une fois par mois, le jeudi, Erlinda De Guzman se rend au quartier général de Moisson Manitoba, sur l’avenue Winnipeg, pour y chercher des denrées alimentaires dont elle a besoin. Cette Winnipégoise qui a travaillé toute sa vie et qui est à la retraite depuis sept ans ne pensait jamais avoir besoin de recourir à une banque alimentaire un jour.

Mais il y a deux mois, elle a dû se résoudre à le faire, confrontée à l’augmentation du prix des aliments et du coût du chauffage.

Nous sommes chanceux de pouvoir venir ici et de pouvoir choisir parmi les produits disponibles, dit-elle aujourd’hui.

Ici, c’est le nouvel espace communautaire du siège social de Moisson Manitoba. Ouvert depuis le mois d’avril, cet espace est fréquenté par les personnes du voisinage qui en ont besoin. Une quarantaine de clients s’y rendent deux jeudis par mois, en prenant rendez-vous.

Ils sont heureux de pouvoir choisir eux-mêmes ce dont ils ont besoin parmi les produits disponibles sur les tablettes. Pour Erlinda De Guzman, c’est un des attraits importants du service.

En 2022, la demande pour des denrées alimentaires a augmenté de 40 % selon Moisson Manitoba. C'est du jamais vu depuis la mise sur pied de l’organisme il y a 38 ans.

Les besoins augmentent chaque mois, constate la directrice de la promotion du réseau et de la sensibilisation à Moisson Manitoba, Meaghan Erbus.

Plusieurs clients de la banque alimentaire de l’avenue Winnipeg sont de nouveaux arrivants. Un peu plus du quart ont un emploi.

Originaire de l’Équateur, Andres Castro est venu à Winnipeg avec sa femme et leurs trois enfants il y a un peu moins d’un an. Il travaille de nuit dans une usine de fabrication de meubles, tandis que sa femme étudie l’anglais et l’administration des affaires au Collège Red River.

Andres Castro fréquente la banque alimentaire sur une base régulière parce qu’il n’a pas suffisamment d’argent pour payer toute l’épicerie. Moisson Manitoba, dit-il, c’est vraiment important pour ma famille et pour moi.

Andres Castro est debout devant une boîte remplie de produits alimentaires, dans le local de Harvest Manitoba.

Andres Castro a un emploi et sa femme est aux études. Le couple, arrivé à Winnipeg il y a moins d'un an, a trois enfants.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Il explique que les frais de scolarité pour les étudiants étrangers sont élevés, et qu’avec la hausse du coût de la vie, un seul revenu ne suffit pas aux besoins de sa famille. Il pense avoir recours à la banque alimentaire chaque mois jusqu’à ce que sa femme termine ses études et trouve un emploi.

Ses enfants comptent parmi les 15 000 jeunes manitobains qui ont eu besoin des banques alimentaires au Manitoba en octobre.

Milka Djukic est venue d’Ukraine il y a 23 ans. À l’époque, elle comptait sur l’aide de la banque alimentaire pendant qu’elle s’établissait dans sa nouvelle vie, et elle faisait aussi du bénévolat pour l’organisme. Aujourd’hui, c’est à son tour de donner, en aidant la nouvelle génération d’Ukrainiens qui arrivent dans la province.

Milka Djukic choisit une boite de céréales parmi celle qui se trouvent sur une tablette, dans le local de Harvest Manitoba.

Originaire d'Ukraine, Milka Djukic s'est établie au Manitoba il y a 23 ans. Elle aide maintenant les ressortissants de son pays d'origine qui se sont réfugiés dans la province en raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

La guerre en Ukraine et l’afflux de réfugiés qui a suivi contribuent en effet à l’augmentation de la demande auprès de Moisson Manitoba.

Milka Djukic s’arrête à la banque alimentaire pour y recueillir des denrées pour un couple de réfugiés ukrainiens qui vit maintenant ce qu’elle a connu à son arrivée dans la province.

Quand nous sommes arrivés, nous n’avions rien, dit-elle. J’avais un enfant à l’époque, et nous avons eu de la nourriture pour elle, des jouets, des fruits, et cela m’a beaucoup aidée. Ça aide tellement de gens.

Avec les informations de Cory Funk

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