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Des femmes non blanches échangent sur la façon de briser des préjugés de leur quotidien

Un groupe de femmes.

Une quinzaine de femmes noires et de couleurs ont discuté de différents enjeux qu'elles vivent au quotidien afin de trouver des pistes de solutions.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

Une quinzaine de Manitobaines des groupes PNADC (personnes autochtones, noires et de couleur) se sont rassemblées pour une troisième fois aujourd’hui pour échanger sur les nombreux défis auxquels elles sont confrontées dans différents aspects de leurs vies au Canada.

On veut trouver des solutions pour réussir dans un système qui n’a pas été créé pour nous, explique l’organisatrice de l’événement Shade Olori. On devient des exécutantes parce qu'on doit s'occuper de la maison et quand on a une famille, les problèmes des enfants et du partenaire deviennent nos problèmes, soutient-elle.

Une femme qui parle à un public.

Shade Olori a organisé trois différents ateliers avec des femmes de couleur pour parler des défis qu'elles rencontrent.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

Selon elle, de nombreuses femmes issues des communautés de personnes noires et de couleur ne savent pas comment se faire entendre et se mettre en valeur. Ainsi, cet événement se veut une plateforme afin de les outiller à travers les différentes étapes de leurs vies.

Les participantes se sont également penchées sur le stéréotype de la femme noire en colère  [The angry black woman] qui dépeint les femmes noires, dans le contexte américain, comme généralement de mauvaise humeur. 

Plusieurs des femmes présentes samedi soutiennent que les femmes noires sont victimes de préjugés lorsqu'elles prennent position dans le cadre du travail, par exemple. La femme noire en colère est une narration que Shade Olori souhaite décortiquer.

Qu’est-ce que nous faisons pour alimenter cette narration et comment peut-on l'utiliser à notre avantage?, se demande Shade Olori.

Pour Shade Olori, il est important d'abord de mettre en lumière les expériences de ces femmes qui peuvent leur sembler discriminatoires. Dans cette optique, l'organisatrice veut créer un espace sécuritaire pour ces femmes et leur permettre de réaliser qu’elles ne sont pas seules dans ces épreuves.

Encourager l'autonomisation et la diversité dans le milieu du travail

Cet atelier offre aussi des outils et des mécanismes pour permettre aux femmes de promouvoir la diversité dans leur milieu de travail.

Une femme dans un bureau avec une télévision derrière.

Jaya Kaushik souhaite mettre en place plus de diversité à son emploi.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

D'ailleurs, Jaya Kaushik, une coordonnatrice en ressources humaines, a l'intention de prendre davantage en compte la diversité dans le cadre de son travail.

J’ai pu obtenir des informations de la part d'autres femmes, découvrir qu’on a des luttes similaires et de faire fi des stigmatisations, admet-elle.

Pour la co-fondatrice de Noir Professionals Oyindamola Alaka, c’est aussi un événement pour trouver des solutions d'autonomisation des femmes noires dans le milieu de travail.

On veut discuter pour trouver des pistes de solution pour réussir dans le milieu du travail, et non simplement survivre au travail, dit-elle.

Une femme.

Oyindamola Alaka est aussi directrice générale de l'organisme Manitobans for the arts.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

La santé mentale, un point important 

La santé mentale est, pour Shade Olori, un élément important abordé avec ces femmes. Selon elle, ces dernières sont constamment sous la loupe et victime de microagression dans la vie de tous les jours.

Nous avons des particularités qui ne sont pas prises en compte, ajoute Shade Olori.

Shade Olori affirme que pour réussir dans la société et s’épanouir pleinement en tant que femme, il est donc important d’aborder ces problèmes de santé mentale afin de se sentir mieux.

Un modèle pour la prochaine génération

Plusieurs femmes s’entendent pour dire l’importance de briser ces tabous et ce plafond de verre.

Pour cela, il devient important, croient-elle, de sensibiliser la jeune génération.

Nous avons des filles que nous élevons et nous ne voulons pas qu'elles pensent que c'est normal de se soumettre, insiste Shade Olori

Shade Olori désire poursuivre ces discussions plus régulièrement dans le futur.

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