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La Nouvelle-Écosse vise les deux millions d’habitants d’ici 2060

Vue panoramique d'une partie du front de mer d'Halifax.

Vue panoramique d'une partie du front de mer d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, et des deux tours du complexe Purdy's Wharf, à l'été 2022

Photo : Getty Images / shaunl

Radio-Canada

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse s’est-il fixé un objectif rationnel en cherchant à doubler sa population?

L’an dernier, la province, qui a franchi le cap du million d’habitants pour la première fois de son histoire, déclarait qu’elle voulait compter au moins deux millions d’habitants d’ici 2060.

La ministre de l'Immigration, Jill Balser, avait annoncé en octobre 2021 un plan de marketing de 2,5 millions de dollars destiné à promouvoir la province et à attirer de nouveaux arrivants.

Il en faudrait environ 25 000 par année pour mener à bien cette stratégie de croissance démographique. L’an dernier, la Nouvelle-Écosse a attiré un record de 29 000 immigrants.

Avec une crise du logement qui s’éternise depuis des années et un système de santé qui périclite, l’opposition libérale à Halifax remet en question les ambitions du gouvernement progressiste-conservateur de Tim Houston.

Les personnes qui sont déjà ici ont de la difficulté à se trouver un logement, déclare le député libéral d’Halifax Atlantic, Brendan Maguire.

Avec 11 % de la population en attente d’un médecin de famille, c’est toujours un problème d’obtenir des soins de santé lorsqu’on en a besoin. De plus, ajoute-t-il, les écoles sont surpeuplées.

Une tente dans un parc près de hautes tours.

Un abri et une tente de personnes sans-abris dans le parc Victoria, au centre-ville d'Halifax, le 3 mai 2022

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Ces facteurs risquent de contrecarrer les efforts de recrutement des immigrants et de ternir l’image que veut se donner la province.

Bien évidemment, ça entrave nos efforts par rapport à l'accueil et à l'intégration, fait observer Emmanuel Nahimana, gestionnaire du programme d'immigration francophone de l'organisme Immigration francophone Nouvelle-Écosse.

Mais surtout, ajoute-t-il, cela nuit à la rétention d'immigrants.

La sous-ministre responsable de l'Immigration au gouvernement de la Nouvelle-Écosse est impassible. Ava Czapalay croit justement que les immigrants peuvent contribuer à régler les problèmes d’accès aux soins de santé et de manque de logements.

En plus des travailleurs de la santé, la campagne de recrutement d’immigrants du gouvernement provincial cible les gens de métier, dit-elle, donc des gens qui peuvent travailler dans la construction.

Pour le libéral Brendan Maguire, c’est un peu le problème de la poule et de l’œuf. Pour attirer ces gens de métier, dit ce membre du Comité des comptes publics de l’Assemblée législative, il faudrait d’abord pouvoir les loger dans des appartements qu’ils peuvent se payer, leur garantir qu’ils seront capables de voir un médecin et les assurer qu'ils pourront envoyer leurs enfants à l’école.

D’après le reportage de Paul Légère

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