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Un musée de la C.-B. fête le rapatriement d’une coiffure centenaire de la Nation Susk’uz

La cheffe héréditaire de Maiyoo Keyoh, Petra A'Huille, examine à la loupe une coiffure faite de coquillages et de tresses de cheveux qui a appartenu à son arrière-arrière-grand-père, George A'Huille, à Prince George, en Colombie-Britannique, à l'automne 2022.

Selon la cheffe héréditaire de Maiyoo Keyoh, Petra A'Huille, la coiffure retrouvée au Musée royal de l'Ontario a appartenu à son arrière-arrière-grand-père, George A'Huille. Petra A’Huille, Maiyoo Keyoh hereditary chief, examines the headdress that belonged to her great-great-grandfather, George A’Huille. The headdress is going on display near its home territory in northern B.C. after about 140 years at the Royal Ontario Museum. (Maiyoo Keyoh)

Photo : Maiyoo Keyoh Society

Radio-Canada

Un musée de Prince George, dans le nord de la Colombie-Britannique, s’apprête à célébrer le rapatriement d’une coiffure de 200 ans de la Première Nation Susk’uz qui était exposée en Ontario depuis quelque 140 ans.

La coiffure de Keyohwhudachun (chef) appartient au patrimoine culturel du territoire familial de Maiyoo Keyoh, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Prince George. Elle doit faire l’objet d’une cérémonie de rapatriement au musée Exploration Place, à Prince George, qui en a fait la pièce maîtresse d’une nouvelle exposition.

Une coiffure traditionnelle autochtone de la Première Nation Susk’uz photographiée à Prince George, en Colombie-Britannique, à l'automne 2022.

La coiffure traditionnelle est faite de fanons de baleine à bosse, de coquillages et de tresses de cheveux.

Photo : Maiyoo Keyoh Society

Selon le président de la Société Maiyoo Keyoh, Jim Munroe, cette coiffure traditionnelle est importante pour plusieurs raisons, notamment ses liens avec le système de territoires familiaux et avec les autres modes de gouvernance des Autochtones de la région.

C’est important pour nous et c’est une occasion pour la société d’en apprendre sur ce qui nous a permis de vivre pendant des centaines, voire des milliers d’années, souligne-t-il.

Se réapproprier une partie de son histoire

Cette coiffure est faite de coquillages, de fanons de baleine à bosse et de longues tresses faites de cheveux qui ont appartenu à une ancêtre de la femme de Jim Munroe, Petra A’Huille, qui est cheffe héréditaire de Maiyoo Keyoh.

Portrait au crayon non daté de l'ancien chef héréditaire de Maiyoo Keyoh, George A'Huille, en train de porter cette coiffure historique.

Cette coiffure a d'abord appartenu au chef héréditaire de Maiyoo Keyoh, George A'Huille, avant d'être emportée en Ontario par un prêtre catholique.

Photo : Maiyoo Keyoh Society

Elle a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père de Petra A’Huille, George A’Huille, et date du 19e siècle.

Longtemps disparue, cette coiffure a été aperçue par Jim Munroe lorsqu’il a visité la collection numérique du Musée royal de l’Ontario en 2017. Selon lui, la coiffure avait été emportée par le prêtre catholique Adrien Morice vers 1887.

Le père Morice a remis la coiffure à un musée de Toronto, qui l’a ensuite transférée au Musée royal de l’Ontario.

Le travail de rapatriement a commencé il y a trois ans, dit Jim Munroe, et a nécessité la collaboration de nombreux partenaires, dont des politiciens fédéraux, l’Association des musées de la Colombie-Britannique, Patrimoine canadien ainsi que la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

La coiffure est rentrée en Colombie-Britannique à la fin du printemps de 2022.

Avec les informations de Jason Peters, de Bill Fee et de Carolina de Ryk

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