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Le phénomène de l’itinérance inquiète les élus du Témiscamingue

Un homme sur un trottoir se frotte les mains pour se réchauffer.

L'itinérance est un phénomène invisible au Témiscamingue.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les élus du Témiscamingue s'inquiètent de l’itinérance qui s’accentue sur le territoire témiscamien.

Accentué par la pandémie, ce phénomène est beaucoup plus notable depuis quelques années.

Le maire de Ville-Marie, Martin Lefebvre, affirme avoir été interpellé à ce sujet par un travailleur du milieu.

Il mentionne que les cas signalés concernent non seulement Ville-Marie mais aussi d'autres municipalités où l'itinérance est moins visible.

Quand j'ai eu l'information, voilà quelques semaines, on me disait qu'il y en a qui couchaient dans leur voiture. Ça, c'est pour les personnes qui ont une voiture, qui n'ont pas d'hébergement, parce que d'autres n'ont carrément pas de voiture, ça c'est clair. Dans des maisons abandonnées, peut-être dans des rangs : c'est un peu ça, le portrait qui se présente dans une grande région comme la nôtre. C'est ce qui fait que c'est moins visible, alors que quand tu es dans une petite ville ou dans une agglomération plus importante, c'est sûr que c'est plus visible que lorsqu'on a un grand territoire, explique le maire.

On ne les voit pas toujours chez nous, mais il y en a assurément, parce qu'il y a de la pauvreté, il y a des situations dramatiques, des situations familiales avec leurs problématiques, des gens éloignés du marché du travail. Donc c'est clair qu'il y en a chez nous, on ne peut pas se cacher par rapport à ça, ajoute le maire de Ville-Marie, qui mentionne au passage que le manque de logements contribue à l'apparition de ce phénomène.

Il existe peu de données sur le nombre d'itinérants au Témiscamingue, mais on évalue leur nombre à environ 15 ou 20 personnes, selon la préfète Claire Bolduc.

Elle affirme que cette situation préoccupe son administration.

D'ailleurs, au dernier conseil, les maires ont voté une résolution pour appuyer le CISSS-AT, qui demande l'ajout d'une ressource au Témiscamingue, soit un travailleur social pour accompagner les policiers de la Sûreté du Québec lorsqu'ils interviennent auprès des itinérants.

Les gens du réseau du CISSS-AT et des groupes communautaires sont très alertes sur ces questions-là. Et ça nous préoccupe, au point où on sait qu'il y a des organismes qui ont prévu des lieux d'hébergement pour des personnes en situation d'itinérance. Ces organismes-là, la MRC leur a parlé pour dire : "Si vous avez besoin, si on peut faire quelque chose, indiquez-le, on va se mettre en mode action avec vous", précise la préfète.

Il y a une quinzaine de jours, le Groupe IMAGE de l’Abitibi-Témiscamingue a inauguré à Ville-Marie un projet de logements sociaux abordables pour hommes, pères et enfants.

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