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Une victime des meurtres à Winnipeg reste à identifier, des familles sont dans l’angoisse

Une femme regarde droit devant elle.

Présidente du Cercle national des familles et des survivants, Hilda Anderson-Pyrz devine l'inquiétude des familles dont des proches sont disparus lorsqu'elles apprennent qu'une des victimes du présumé tueur en série n'a pas encore été identifiée.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

Les familles de femmes disparues devraient craindre le pire depuis que la police a annoncé qu'une des victimes d'un présumé tueur en série à Winnipeg n'a pas encore été identifiée, selon une militante.

On garde toujours l'espoir qu'un proche sera retrouvé sain et sauf, note Hilda Anderson-Pyrz, présidente du Cercle national des familles et des survivants, un groupe créé après l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Je ne peux pas imaginer ce que les familles traversent […] en se demandant si cette personne qui n'a pas encore été identifiée pourrait être leur être cher.

Hilda Anderson-Pyrz dit penser à la douleur de la famille de la victime non identifiée lorsqu’elle apprendra la mauvaise nouvelle un jour.

Je pense à la douleur que ces gens vont ressentir, au traumatisme qu'ils vont subir, dit-elle.

Jeudi, la police a déclaré que Jeremy Skibicki, un homme inculpé plus tôt cette année pour la mort de Rebecca Contois, une femme de 24 ans de la Première Nation Crane River, a maintenant été accusé de trois autres chefs d'accusation de meurtre au premier degré.

Il s’agit des meurtres de Morgan Beatrice Harris, 39 ans, et de Marcedes Myran, 26 ans, toutes deux de la Première Nation de Long Plain, dans le centre-sud du Manitoba, et d'une quatrième femme non identifiée.

Un montage de photos des visages de Morgan Beatrice Harris, de Marcedes Myran et de Rebecca Contois.

De gauche à droite : Morgan Beatrice Harris, Marcedes Myran et Rebecca Contois. La police de Winnipeg a annoncé jeudi que Jeremy Skibicki a été inculpé de meurtre au premier degré pour la mort de ces trois femmes ainsi que pour celle d'une quatrième personne qui n'a pas été identifiée.

Photo : Police de Winnipeg et Darryl Contois

Peu de détails ont été communiqués au sujet de la quatrième femme. La police pense qu'elle était autochtone et âgée d'une vingtaine d'années et qu'elle a étét la première des quatre victimes, tuée quelques semaines avant les autres.

Un blouson réversible, noir d'un côté et marqué de rayures horizontales de l'autre.

Le manteau qui appartenait possiblement à la présumée victime de Jeremy Skibicki, qui n'a pas été identifiée.

Photo : Service de police de Winnipeg

Les enquêteurs ont également publié des photos d'une veste noire et blanche de la marque Baby Phat avec un capuchon garni de fourrure, que la femme portait, selon eux.

L'avocat de Jeremy Skibicki a déclaré que son client avait l'intention de plaider non coupable des quatre chefs d'accusation.

Si les corps des femmes n’ont pas été retrouvés, à l’exception des restes de Rebecca Contois, la police a déclaré qu’elle avait encore suffisamment de preuves afin d'inculper l’homme pour ces quatre décès.

Selon Mme Anderson-Pyrz, ces décès soulignent l'urgence de mettre en œuvre les 231 appels à la justice lancés par l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Par ailleurs, un plan d'action national visant à mettre fin à la violence contre les femmes autochtones, basé sur le rapport final de l'enquête, a été publié l'année dernière, mais les défenseurs des droits des femmes déplorent le peu d’avancées en la matière.

Pour Hilda Anderson-Pyrz, il faut un financement gouvernemental cohérent pour remédier au manque de logements abordables, d'éducation de qualité ainsi que d'accès à l'emploi et aux possibilités de formation. La possibilité de se réapproprier sa culture doit aussi faire l'objet d'un financement suffisant. Ce sont là autant de facteurs qui, selon elle, contribueraient à assurer la sécurité des femmes autochtones.

Avec les informations de Caitlyn Gowriluk

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