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Des spermophiles s’improvisent fossoyeurs à Banff, au grand regret de cimetières locaux

Un spermophile du Columbia dans la neige.

Selon l'écologiste animal Jeffrey Lane, le spermophile du Columbia est un bon indicateur de l'état de l'environnement.

Photo : Fournie par Jeffrey Lane

Radio-Canada

Une colonie de spermophiles du Columbia donne du fil à retordre aux responsables du cimetière historique Old Banff Cemetery et du cimetière Mountain View, à Banff. Les autorités tentent maintenant d’expulser les rongeurs qui ont déjà endommagé plusieurs tombes historiques.

Si les pierres tombales et autres monuments des cimetières ont l’habitude de bouger au fil des saisons, le réseau de tunnels creusé par les spermophiles ajouté au cycle annuel de gel et de dégel accentue le phénomène, causant l’enfoncement de certains monuments et l’effondrement de certains autres.

Les rongeurs ont causé des dommages significatifs, explique Agustina Rocha-Jaje, la gestionnaire des parcs municipaux de Banff. Le Old Banff Cemetery sert de dernier repos à plus de 2000 personnes, dont la première a été enterrée en 1890.

Les propriétaires de terrains sont habituellement responsables de l’entretien des monuments, mais des problèmes administratifs dans la gestion des registres au fil du temps font que la Ville doit parfois réparer elle-même les monuments devenus dangereux, faute d’en connaître le propriétaire.

Gérer les rongeurs sans les tuer

Selon le naturaliste Chris Fisher, les spermophiles trouvent un beau milieu de vie dans les cimetières, puisque ce sont de vastes terrains plats offrant de bonnes quantités de nourriture et des abris faciles d’accès.

Ils aiment creuser leurs terriers dans des terrains rocailleux et les pierres tombales imitent bien les rochers qu’ils apprécient, explique-t-il.

Les deux cimetières se trouvant sur le territoire du parc national Banff, les rongeurs ont également le beau jeu, puisque Parcs Canada interdit de les empoisonner ou de les attraper à l’aide de pièges mortels.

Les employés de la municipalité peuvent toutefois les attraper et les relâcher ailleurs, mais seulement lorsque les spermophiles sortent de leur terrier.

Depuis 2018, la première année où le programme de relocalisation a été mis en place, quelque 160 spermophiles ont été transportés dans les environs de 40 Mile Creek et, depuis 2021, près de Tunnel Mountain Road.

La Ville a également entrepris de couvrir et clôturer l’entrée de certains terriers, puisque les spermophiles s’orientent essentiellement par la vue et aiment garder un oeil sur l’entrée de leur terrier.

La bataille pour préserver les monuments des deux cimetières sera cependant de longue haleine, prévient Chris Fisher. Le taux de reproduction des spermophiles a de quoi faire rougir les lapins, souligne-t-il. La moindre colonisation du cimetière risque de conduire à une explosion de la population et le programme de relocalisation sera à recommencer.

Avec les informations de Helen Pike

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