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Les chefs politiques en Saskatchewan muets quant à la Loi sur la souveraineté de l’Alberta

Le premier ministre de la Saskatchewan répond aux journalistes lors d'une conférence de presse au sujet de l'accueil de réfugiés ukrainiens dans la province le 12 août 2022.

Le premier ministre Scott Moe n’a pas parlé avec la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, au sujet de ce projet de loi.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

La Loi sur la souveraineté de l’Alberta dans un Canada uni accorde des pouvoirs extraordinaires à cette province et a fait couler beaucoup d’encre cette semaine partout au pays. Cependant, les leaders politiques en Saskatchewan ont peu de choses à dire à ce sujet.

Mercredi, le premier ministre Scott Moe a dit qu’il avait été informé à ce sujet. Je ne vais pas dire si ça va trop loin ou si ça ne va pas assez loin, a-t-il affirmé. Il n’a pas parlé avec la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, à ce sujet.

La Loi sur la souveraineté de l’Alberta dans un Canada uni donnerait le pouvoir au Conseil des ministres de modifier des lois provinciales sans avoir à passer par l’Assemblée législative.

Elle donnerait la possibilité à l’Assemblée législative de l’Alberta d’adopter une motion pour donner au gouvernement des pouvoirs censés empêcher l’application de lois ou de règlements fédéraux.

Ce que je dirai, c’est que toutes ces lois feront l’objet d’examens légitimes des membres de l’opposition et d’autres, et il s’agit d’une bonne chose. Elles doivent rester dans le cadre des lois de notre nation, a-t-il ajouté.

Scott Moe a comparé le projet de loi de l’Alberta au « Saskatchewan First Act », un projet de loi qui affirme la compétence provinciale sur les ressources naturelles.

Celui-ci vise à saisir nos pleins pouvoirs constitutionnels. S’il s’agit du but de la Loi sur la souveraineté de l’Alberta d’une manière un peu différente, nous soutenons les provinces qui font ça.

Après le dépôt du projet de loi de la Saskatchewan, Danielle Smith a déclaré dans une publication sur Twitter que les deux provinces repoussaient Ottawa.

La cheffe de l’opposition en Saskatchewan, Carla Beck, a refusé de se prononcer sur le projet de loi en Alberta, indiquant qu’elle ne l’avait pas lu en détail.

Elle a aussi été interrogée au sujet du « Saskatchewan First Act ». Son parti a été critiqué sur les réseaux sociaux pour l’avoir soutenu. Six membres du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan ont voté en faveur de ce projet de loi lors de sa deuxième lecture.

Il fera maintenant l’objet d’un examen en comité, où l’opposition peut poser des questions aux ministres et aux fonctionnaires.

La deuxième lecture n’est pas le moment approprié pour poser des questions au gouvernement, a fait valoir Mme Beck. Il y a une occasion pour les personnes dans la province d’avoir un apport sérieux et de poser des questions en comité, a-t-elle poursuivi.

Ce projet de loi a notamment fait l’objet de critiques de groupes qui représentent des Premières Nations et des Métis.

Avec les informations d'Adam Hunter

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