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Amos et la MRC d’Abitibi retirent leur candidature pour les Jeux du Québec d’hiver 2026

Sébastien D'Astous, derrière un lutrin, s'adressant aux convives en conférence de presse.

Sébastien D'Astous lors de la conférence de presse annonçant la candidature d'Amos et de la MRC d'Abitibi, en août dernier.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La Ville d’Amos et la MRC d'Abitibi retirent leur candidature pour l’obtention de la Finale provinciale des Jeux du Québec d’hiver 2026.

Le comité de candidature était bien engagé dans la deuxième étape du processus de sélection de Sports Québec, après l’évaluation technique de la première étape. C’est lors de cette nouvelle étape que Sports Québec devait évaluer si les milieux candidats ont les ressources humaines, matérielles et financières pour organiser la Finale provinciale.

Or, le montage financier du comité de candidature prévoit un imposant budget de 7,3 millions de dollars, dont 2,5 M$ provenant du milieu. De cette somme, 1,5 M$ devaient provenir de commanditaires, alors que la Ville et la MRC devaient allonger chacune 500 000 $. Un effort auquel le conseil municipal d’Amos n’a pu consentir dans le contexte actuel, selon le maire Sébastien D’Astous.

« Ça prenait un engagement ferme pour boucler le million municipal. À la Ville d’Amos, on est en processus budgétaire et on est dans une situation où l'inflation est extrêmement élevée. On ne sait pas où on va en être en 2026, alors question de prendre nos responsabilités et d’être prudents pour l’avenir, on a décidé de se retirer. »

— Une citation de  Sébastien D'Astous

Celui-ci souligne le travail de qualité effectué par les membres du comité de candidature et les bénévoles des associations sportives impliquées dans la préparation du dossier. C’est le contexte économique qui, présentement, nous fait faire un pas de recul, insiste-t-il.

Un engagement essentiel

Guy Baril debout derrière un lutrin, s'adressant aux convives en conférence de presse.

Guy Baril, président du comité de mise en candidature et préfet suppléant de la MRC d'Abitibi, lors de la même conférence de presse.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Pour le président du comité de candidature, Guy Baril, il devenait impossible de poursuivre le processus sans l’engagement de la Ville d’Amos.

Après avoir travaillé et avoir investi du temps et de l’énergie, d’arriver à un tel constat, c’est sûr que c’est décevant. Mais en même temps, on comprend très bien et on respecte la décision de la Ville d’Amos. C’était essentiel d’avoir la Ville comme partenaire dans la continuité de la démarche. À la MRC, ce n’est pas nous qui avons les infrastructures. Ce n’est pas nous qui avons le personnel de base sur le terrain. On ne pouvait pas, comme MRC, faire cavalier seul, indique M. Baril, qui est aussi préfet suppléant de la MRC d'Abitibi.

Guy Baril reconnaît par ailleurs que trouver 2,5 M$ est un défi de taille dans un petit milieu comme celui de la MRC d'Abitibi. Il rappelle toutefois que les retombées économiques d’un tel événement sont évaluées à 12 millions $ et que Québec investit 5 millions $ dans l’amélioration des infrastructures et des équipements sportifs du milieu hôte d'une Finale provinciale des Jeux du Québec.

Une réflexion s’impose

Ce désistement survient six ans après celui de la MRC de La Vallée-de-l’Or pour les Jeux d’hiver 2019 et dix ans après celui de Rouyn-Noranda pour les Jeux d’hiver 2015.

Le directeur général de loisir et sport Abitibi-Témiscamingue Daniel Asselin.

Le directeur général de Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue, Daniel Asselin (Archives)

Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

Le directeur général de Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue, Daniel Asselin, estime qu’une réflexion s’impose.

Je pense qu’au niveau de notre organisation, au niveau de Sports Québec, au niveau même du gouvernement, il faudra évaluer la possibilité que des régions comme l’Abitibi-Témiscamingue puissent encore avoir accès à tenir une Finale provinciale. Rappelons que les Jeux du Québec ont été créés au début des années 1970 avec l’objectif d’être accessibles à l’ensemble des régions du Québec, fait-il valoir.

Sports Québec veut collaborer

Une réflexion à laquelle participera volontiers la directrice générale de Sports Québec, Isabelle Ducharme, qui reconnaît que la Finale provinciale des Jeux du Québec est un événement d’envergure à organiser.

Isabelle Ducharme, photographiée toute souriante.

La directrice générale de Sports Québec, Isabelle Ducharme

Photo : Sports Québec

Ça demeure que les Jeux du Québec, ce sont 19 championnats provinciaux en moins de dix jours. Ce n’est pas petit et ça ne sera jamais petit. Il y a tout le contexte économique actuel qu’on n’aurait pas pu prévoir il y a un an. On le voit pour les comités organisateurs qui sont déjà en place, qui vivent des hausses de coûts énormes, souligne Mme Ducharme.

Mais pour moi, l’Abitibi-Témiscamingue est importante dans le développement sportif au Québec, assure-t-elle. Il faut prendre le temps de travailler ensemble, de voir comment on peut faire pour que les Jeux du Québec reviennent en Abitibi-Témiscamingue, ça c’est certain.

Blainville et Victoriaville sont les deux milieux hôtes toujours dans la course pour l’obtention de la 60e Finale provinciale des Jeux du Québec - hiver 2026.

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