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Virus respiratoires chez les enfants : un appel à la prudence pour les fêtes

Une pédiatre examine un bébé avec un stéthoscope dans la salle médicale d'un hôpital.

En raison de l’achalandage élevé, deux enfants ayant le même virus doivent parfois être installés dans une même chambre.

Photo : getty images/istockphoto / eggeeggjiew

Audrey-Maude Vézina

La situation demeure critique dans plusieurs hôpitaux et unités de soins en pédiatrie de la région de Québec. À l'unité pédiatrique de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le taux d’occupation atteint 150 %. Une situation jugée préoccupante à l’approche des fêtes.

Influenza, COVID-19 et virus respiratoire syncytial (VRS) : les enfants sont particulièrement touchés par la vague d’infections actuelle. La Dre Élyse Berger-Pelletier, urgentologue à l'Hôtel-Dieu de Lévis, rappelle que les bébés COVID n’ont pas été exposés à beaucoup de virus, ce qui fait que les enfants peuvent en attraper plusieurs en même temps.

Pour l’urgentologue, il est clair qu’il faut diminuer la contamination, particulièrement avec l'arrivée des fêtes et l'influenza, qui commence tranquillement sa saison hivernale.

L'urgentologue Elyse Berger Pelletier à l'Hôtel-Dieu de Lévis.

L'urgentologue Élyse Berger-Pelletier (archives).

Photo : Radio-Canada

Évidemment, on veut que leur système immunitaire se fasse tranquillement. […] Les gens veulent des relations sociales, je le comprends très bien. Mais d'un autre côté, il y a une surcharge, autant dans le réseau de la santé qui est essoufflé, mais aussi pour toutes les familles présentement qui vivent avec quelqu'un de malade.

À son avis, la santé publique devrait envisager des mesures pour limiter la propagation. Sans aller vers un confinement, elle suggère entre autres aux employeurs et aux écoles d'être plus flexibles et d’inciter les gens à demeurer à la maison s'ils sont enrhumés.

« Dès qu'on est malade, [il faut] rester à la maison, même si le test COVID est négatif. Présentement, la COVID est un virus parmi tant d'autres. »

— Une citation de  Dre Élyse Berger-Pelletier, urgentologue à l'Hôtel-Dieu de Lévis

L’urgentologue est particulièrement inquiète pour l’équipe de l'urgence qui sera présente 24 heures sur 24, alors que la plupart des cliniques ferment durant les vacances.

Un achalandage record

Quand la Dre Berger-Pelletier regarde la situation actuelle dans toutes les tranches d’âge de la population, elle lui semble pire que plusieurs vagues COVID qu'on a vécues auparavant. J'ai 11 ans de pratique et c'est une première de voir autant de détresse respiratoire.

On n’a jamais autant eu d'enfants qui ont des problèmes respiratoires sévères que ce qu'on voit maintenant, observe la médecin. Elle indique que pour répondre à la demande, les urgentologues doivent prêter main-forte à l’équipe de pédiatrie pour la garde en observation.

Situation dans les urgences pédiatriques

ÉMISSION ICI PREMIÈRE • C'est encore mieux l'après-midi

Guillaume Dumas porte une chemise bleue et sourit.

En raison de l’achalandage élevé, deux enfants ayant le même virus doivent parfois être installés dans une même chambre. Physiquement, il n’y a juste plus de place, ajoute la Dre Berger-Pelletier.

Outre les unités pédiatriques, l’urgentologue fait remarquer que les urgences et les salles d’attente sont souvent bondées. Les parents se posent beaucoup de questions lorsque l’enfant fait de la température. C'est très anxiogène pour [eux] parce que dans les médias, on n'arrête pas de dire que les enfants ne vont pas bien, mais il y a quand même une majorité d'enfants qui vont bien, souligne-t-elle.

Les urgences de l'Hôtel-Dieu de Lévis.

Les urgences sont bondées à l'Hôtel-Dieu de Lévis (archives).

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Pour diminuer les consultations à l'urgence, une ligne téléphonique dédiée à la clientèle pédiatrique a été mise en place. Les parents n’ont qu’à composer le 811. Est-ce que je dois consulter? Après combien de jours? C'est quoi une détresse respiratoire? C’est toutes des questions ultra pertinentes. Puis les gens veulent avoir quelqu'un au bout du fil pour se faire rassurer.

La Dre Berger-Pelletier rappelle qu’il va aussi falloir suivre les chiffres de façon très étroite pour déterminer le meilleur moyen de combattre la propagation des virus.

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