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Une cinquième semaine de grève à l’usine Damabois de Cap-Chat

Piquet de grève des travailleurs de Damabois.

Les travailleurs en grève à l'usine Bois Chic-Chocs de Cap-Chat entame leur 5e semaine de grève.

Photo : Radio-Canada

Un mois après le début de la grève, le conflit reste entier entre la direction de Damabois et le syndicat Unifor, qui représente la dizaine d'employés de l'usine.

C'était vendredi, le début de la cinquième semaine de grève. Les travailleurs disent être déterminés à passer l'hiver en grève, s'il le faut.

Ça se passe super bien, le monde est motivé. On a le sourire. Puis on est prêt pour rester très longtemps s’il n’y a rien qui se règle, lance le travailleur Daniel Lamarre, qui est aussi vice-président de la section locale du syndicat Unifor.

Emmitouflés, les travailleurs de l'usine tiennent le drapeau de leur syndicat à la main, sous la surveillance de plusieurs véhicules de sécurité de l’entreprise.

Un petit campement a été mis en place aux portes de l'usine. Les travailleurs y ont installé une tente, un barbecue, un brasero et une cabine de chantier dans laquelle ils peuvent se réchauffer.

« On va "tougher" pour avoir de meilleures conditions de travail. »

— Une citation de  Daniel Lamarre, travailleur et vice-président de la section locale du syndicat Unifor
Un syndiqué Unifor sur au piquet de grève.

Daniel Lamarre, travailleur et vice-président de la section locale du syndicat Unifor se dit déterminé à tenir le fort.

Photo : Radio-Canada

Selon la partie syndicale, les travailleurs de l'usine de Cap-Chat gagnent entre 20 et 22 $ l'heure, tandis que les travailleurs des autres usines de sciage de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent gagneraient jusqu'à 27 $ l'heure.

C'est donc la parité salariale que demande Yves Guérette, président de la section locale 299 d'Unifor, qui représente les travailleurs de l'usine Bois Chic-Chocs de Cap-Chat. Ce n'est pas normal. Il faut que les gens qui travaillent dans le même secteur d'activité aient les mêmes salaires, demande-t-il.

Un syndicaliste au premier plan avec des travailleurs en grève au second plan.

Yves Guérette, président de la section locale 299 d'Unifor

Photo : Radio-Canada

Selon lui, les travailleurs de l'usine méritent mieux, d'autant plus que leurs tâches sont physiques. On ne peut pas travailler comme au McDonald ici. Le McDonald à 17 $ ou 18 $ de l'heure, on est pas loin de ça ici, déplore-t-il.

« C'est insensé de travailler dans le bois d'œuvre et de gagner ces salaires-là. »

— Une citation de  Yves Guérette, président de la section locale 299 d'Unifor

Malgré les fêtes qui s'annoncent, le moral des grévistes reste bon. Même si ça prend un certain temps, on va résister encore. Les lumières de Noël s'en viennent et on se prépare pour le père Noël qui va venir nous trouver ici!, lance à la boutade Daniel Lamarre.

Les deux parties continuent à négocier et les représentants syndicaux croient à la possibilité d'une entente prochainement. Un conciliateur a d'ailleurs été nommé dans le dossier.

La direction du Groupe Damabois indique ne pas vouloir négocier sur la place publique et ne commentera pas le conflit de travail.

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