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Des élèves dénoncent les violences et les « conditions déplorables » dans leur école

Un étudiant brandit une pancarte jaune lors d'une manifestation

Les étudiants de l’école York Memorial dénoncent l'insécurité dans leur établissement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des étudiants et des parents d’élèves de l’école York Memorial ont manifesté vendredi devant le conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB) pour dénoncer des « conditions scolaires déplorables ». Ils fustigent notamment un « environnement d'apprentissage dangereux » et « l’inaction » du conseil scolaire.

En 2019, l'école York Memorial a fusionné avec le George Harvey Collegiate Institute après que son bâtiment a été détruit dans un incendie. Selon des élèves, cette situation a aggravé leurs conditions, car l’établissement est devenu bondé.

Mary, un élève de l’école, fustige un manque de ressource dans l’établissement. Les toilettes n’ont ni portes ni papier, la climatisation dans le bâtiment ne fonctionne pas, les salles de classe sont toujours en travaux.

Il pointe aussi du doigt l'absence répétée de professeurs - dont certains refusent de travailler en raison des conditions difficiles - entraînant des suspensions de cours pendant des semaines. Je n'ai pas eu accès à mon éducation ou à mon expérience d'apprentissage et à la place, les étudiants ont été étiquetés comme le problème, déplore-t-il.

De son côté, Julio Raphaelo estime que la situation est hors de contrôle. Nous avons des confinements, et des bagarres dans les classes, s’indigne l’étudiant qui dit avoir entendu que des gens avaient un couteau dans l’établissement.

Nous avons perdu ce dont l'école a besoin, notamment la sécurité, et des mesures contre les élèves perturbateurs.

Julio confie ne pas se sentir en sécurité dans son école, et il demande au conseil scolaire de prendre ses responsabilités. Faites de nos écoles un endroit sécuritaire lance-t-il, ajoutant que les professeures font de leur mieux pour nous, mais ils n'obtiennent rien en retour de la part des élèves qui les suspectent.

Un autre élève, Ibrahim Yussef, dit quant à lui avoir vu des élèves avec de la drogue dans les couloirs. Lui non plus ne se sent pas en sécurité, notamment en raison des bagarres dans les toilettes. J’ai même peur d’aller aux toilettes à cause de ça, confie-t-il.

« Je comprends les professeurs; si j’étais à leur place, je ne me sentirais pas en sécurité non plus. »

— Une citation de  Ibrahim Yussef, élève de l’école York Memorial

Pour sa part, Kevin Smith, élève en 9e année, demande au conseil scolaire d’instaurer des mesures concrètes pour protéger les étudiants ainsi que les enseignants qui ne sont pas en sécurité non plus, affirme-t-il.

L’étudiant déplore des violences répétées au sein de l’établissement, tous les jours ou toutes les semaines.

Si vous êtes en dehors de votre salle de classe, il y a de fortes chances que vous croisiez un groupe de jeunes; juste ne les regardez pas, car vous ne savez pas ce qui peut arriver.

De son côté, la directrice du conseil scolaire public anglais de Toronto, Colleen Russell-Rawlins, affirme le TDSB a déjà commencé à mettre des mesures en place, comme l'embauche de personnel, pour améliorer la situation.

Elle ajoute que le conseil scolaire rencontrera les élèves pour mieux comprendre leurs revendications.

Avec les informations d’Andréane Williams

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