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La GRC maintient en poste un agent manitobain malgré des propos de nature sexuelle

Un écusson de la GRC sur la manche d'une chemise.

Un agent de la GRC du Manitoba a « abusé de son autorité en utilisant de manière inappropriée des informations obtenues dans le cadre de ses fonctions pour entamer des conversations avec deux civils à des fins non liées au travail », mais cela ne constitue pas une infraction de licenciement, selon une audience disciplinaire.

Photo : CBC

Radio-Canada

Un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) du Manitoba évite un congédiement à la suite de ce qui s’assimile à un abus d'autorité envers deux femmes, dont des commentaires de nature sexuelle à l'endroit d'une mineure de 17 ans.

Cependant, le policier a été transféré à un autre endroit et s'est vu retirer l’équivalent des 45 jours de salaire.

L’agent de la division de la circulation de Portage la Prairie, ne sera pas non plus admissible à une promotion avant trois ans, selon une décision rendue lors d'une audience disciplinaire jeudi.

Les faits qui lui sont reprochés ne sont pas prouvés en cour.

En effet, le 31 octobre 2020, le policier a effectué un contrôle de sobriété aléatoire, puis a suivi plus tard l'une des passagères de la voiture sur le réseau social Instagram et l'a contactée.

Apprenant qu'elle n'avait que 17 ans, il l'a traitée de jailbait, une expression anglaise pour désigner une mineure sexuellement attirante, et lui a demandé quand elle aurait 18 ans.

La jeune fille a ensuite bloqué le compte du policier sur ce réseau social.

Lors d'un précédent contrôle routier, le 20 octobre de la même année, l'agent a donné un avertissement à une conductrice pour excès de vitesse. Il lui a ensuite envoyé un message, lui disant qu'elle lui semblait familière et lui demandant d'où il la connaissait.

Cette personne n'a pas répondu.

L'avocat du ministère fédéral de la Justice, Barry Benkendorf, avait demandé que l’agent de la GRC, membre de la police depuis sept ans, soit licencié ou ait la possibilité de démissionner dans les 14 jours.

Cependant, Louise Morel, de la Direction de l'arbitrage en matière de déontologie de la GRC, qualifie cette demande de disproportionnée par rapport à la gravité de l'inconduite de l'agent, en lisant sa décision jeudi.

Selon elle, la sanction imposée est une sanction éducative, pour dissuader les autres agents de police.

On vous donne une opportunité. Ne la gâchez pas, toute autre infraction au code de conduite pourrait entraîner votre renvoi de la police, a-t-elle dit à l'endroit du policier.

Barry Benkendorf affirme que le policier en question essayait d'avoir des relations sexuelles avec deux femmes qu'il a poursuivies après des contrôles routiers distincts en 2020.

De son côté, Josh Weinstein, l'avocat du policier en question, avait soutenu plus tôt dans l'audience que le renvoi de son client serait excessif, car il n'y a pas de preuve solide d'intention sexuelle.

Le seul aspect sexuel était l'utilisation inappropriée d'un terme sexuellement suggestif, a-til-dit.

Les dernières infractions d'inconduite ne sont pas les premières pour ce policier, car en juillet 2020 il a perdu 15 jours de congé annuel pour un usage excessif de la force en 2019.

Avec les informations de Darren Bernhardt

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