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Jacques Hébert, un homme qui voulait faire bouger les choses

Jacques Hébert à l'émission « Réalités économiques » en 1963.

Homme aux multiples facettes, Jacques Hébert est décédé le 6 décembre 2007.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Radio-Canada

Le 6 décembre 2007 décédait Jacques Hébert. Au cours de sa vie, il n’a jamais cessé de se battre pour établir une plus grande justice sociale et pour changer les mentalités en vue d'un monde meilleur.

Un homme visite le monde...

« Nous avons visité principalement le nord, la Mandchourie, Pékin, la côte avec Shanghai et Canton. »

— Une citation de  Jacques Hébert décrivant le trajet de son voyage en Chine, 1961

Jacques Hébert a coiffé plusieurs chapeaux au cours de sa vie.

Il a été tour à tour auteur, journaliste, éditeur et même membre du Sénat à Ottawa.

Né en 1923 à Montréal, Jacques Hébert démontre très tôt un vif intérêt pour le monde et pour les voyages.

Jacques Hébert a visité plus de 130 pays au cours de son existence.

Cependant, l’histoire a surtout retenu le voyage de cinq semaines en République populaire de Chine effectué en 1960 avec un ami de longue date : Pierre Elliott Trudeau.

Le récit de leur voyage, publié sous le titre Deux innocents en Chine rouge, a créé une forte impression au Canada français.

La journaliste Jeanne Sauvé mène une discussion entre Jacques Hébert et des étudiants à propos de son récent voyage en Chine communiste.

Le 5 février 1961, Jacques Hébert est invité à discuter avec des étudiants de ce voyage lors de l’émission Opinions. La journaliste Jeanne Sauvé dirige la conversation.

Les étudiants posent à Jacques Hébert plusieurs questions sur la vie estudiantine dans ce pays.

Il faut rappeler qu’à l’époque, voyager en Chine communiste était tout à fait inhabituel.

Jacques Hébert souligne que les étudiants chinois et canadiens sont très différents.

Les Chinois étudient dans une perspective collectiviste et considèrent qu’ils sont au service de l’État.

Jacques Hébert insiste par ailleurs sur le poids de l’appareil de propagande communiste et manifeste aussi son opposition à plusieurs pratiques issues de la révolution chinoise.

... qui s'oppose aux injustices pénales

En 1958 et en 1961, Jacques Hébert fonde les Éditions de l’Homme et les Éditions du Jour, qui deviendront très importantes pour la diffusion de la culture au Canada français.

Ces maisons d’édition constitueront par ailleurs des véhicules que Jacques Hébert utilisera pour réclamer des changements dans la société canadienne.

L'animateur Guy Boucher interviewe Jacques Hébert sur le rôle qu'il a joué dans le débat sur l'abolition de la peine de mort.

Le 8 mars 1968, l’animateur de l’émission Jeunesse oblige, Guy Boucher, interviewe l’éditeur sur le rôle qu’il a joué dans le débat sur l’abolition de la peine de mort.

Quelques mois avant cette entrevue, le gouvernement fédéral, après d’âpres discussions, avait suspendu temporairement la peine capitale au Canada.

Ce fut une étape avant son abolition définitive, en 1976.

En 1958 et en 1963, Jacques Hébert a écrit deux livres, Coffin était innocent et J’accuse les assassins de Coffin, qui dénoncent le sort réservé à Wilbert Coffin par la justice et par le gouvernement du Québec.

Wilbert Coffin, un prospecteur de Gaspé, a été inculpé en 1953 pour le meurtre de touristes américains.

Il a été pendu en 1956 après un enquête policière bâclée et la présentation de preuves peu convaincantes de sa culpabilité.

À l’époque, les opposants à la peine de mort utilisent largement les livres de Jacques Hébert pour réclamer l'abolition de la peine capitale.

Guy Boucher interroge aussi Jacques Hébert sur un bref roman qu’il a écrit en 1966 et dont le titre a alors provoqué bien des remous : Les écœurants.

Ce livre raconte la révolte d’un jeune homme qui rejette la classe sociale privilégiée et corrompue de la ville de Québec à laquelle il appartient.

Des actions pour un monde meilleur...

« Quand les jeunes Canadiens reviennent, ils ont l’esprit et le cœur changés, c’est ce que j’espère, pour toujours. »

« C’est possible de vivre heureux avec moins. En vivant avec moins, on aura la joie de partager avec le reste du monde. »

— Une citation de  Jacques Hébert à propos des participants aux programmes Jeunesse Canada Monde et Katimavik en 1979

L'animateur Pierre Olivier interviewe Jacques Hébert sur les buts du programme Jeunesse Canada Monde.

Le 7 août 1979, l’émission Première page, qu’anime Pierre Olivier, présente une entrevue avec Jacques Hébert sur l’objectif du programme Jeunesse Canada Monde.

En 1971, Jacques Hébert repense son type d’action et fonde l’organisme Jeunesse Canada Monde.

Pendant huit mois, de jeunes Canadiens et des jeunes de pays en voie de développement vont travailler ensemble, au Canada et à l’étranger, à réaliser des projets communautaires.

Jacques Hébert insiste durant cette entrevue : c’est par la jeunesse qu’on peut changer le monde.

Jeunesse Canada Monde permet donc à des jeunes de toute la planète d’échanger et de mieux comprendre la réalité de l’autre.

Les jeunes Canadiens vont ainsi être exposés à la vie dans un pays en voie de développement.

Les jeunes qui proviennent d’un pays en voie de développement vont observer la vie dans un pays développé et en tireront des enseignements.

Ce programme a aussi un impact sur les communautés qui reçoivent les participants de Jeunesse Canada Monde.

En 1977, Jacques Hébert fonde Katimavik, un programme destiné aux jeunes du Canada et conçu pour promouvoir l’engagement citoyen.

L'animatrice Claudette Lambert interviewe Jacques Hébert sur les buts et le fonctionnement du programme Katimavik.

Le 22 novembre 1979, l’animatrice de l’émission Femme d’aujourd’hui, Claudette Lambert, reçoit en entrevue Jacques Hébert, qui explique le fonctionnement de ce programme.

Chaque année, environ 1100 participants passent neuf mois au sein d’un petit groupe d’autres jeunes pour acquérir des compétences en réalisant des projets communautaires dans tout le Canada.

Le but, c’est d’apprendre des choses.

On peut vivre différemment, plus simplement et dans la solidarité.

Ce qui frappe dans cette entrevue, c’est la vision avant-gardiste que possède Jacques Hébert des changements de mentalité nécessaires pour améliorer la situation planétaire.

Ces deux programmes sont encore considérés comme des modèles d'engagement social pour la jeunesse canadienne.

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