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La COVID-19 de longue durée, un syndrome encore mal compris au N.-B.

Anne Belliveau-LeBlanc, une femme de Dieppe qui a reçu un diagnostic de syndrome post-COVID-19 il y a moins d'un an.

Anne Belliveau-LeBlanc, de Dieppe, a reçu un diagnostic de syndrome post-COVID-19 il y a moins d'un an.

Photo : Radio-Canada : Frédéric Cammarano

Radio-Canada

Le syndrome post-COVID-19 est encore méconnu. Ce mal bouleverse pourtant la vie de ceux qui en sont atteints, mais les ressources sont rares au Nouveau-Brunswick. Le gouvernement provincial a d'ailleurs ajouté une section sur ce syndrome sur son site Internet il y a environ une semaine.

Le gouvernement provincial dit avoir étudié ce syndrome au cours de la pandémie et qu'il continuera de le faire dans les prochaines années.

Il ne s'agit pas non plus de la première fois qu'un coronavirus cause des effets à long terme : plusieurs études font état de problèmes de santé chez des personnes ayant contracté le SRAS.

Comme traitement, le gouvernement du Nouveau-Brunswick propose de contacter un fournisseur de soins de santé.

La seule définition du syndrome est d'avoir des symptômes de la COVID-19 douze semaines après l'infection, comme une très grande fatigue ou une difficulté à respirer.

Des symptômes qui refusent de disparaitre

Je sais que mon médecin, mon spécialiste, m'a dit que je serais sur des inhalations orales le reste de ma vie, mais je me dis que non, explique Anne Belliveau-LeBlanc, de Dieppe.

Elle a reçu un diagnostic de syndrome post-COVID-19 il y a moins d'un an.

Celle qui fréquentait un centre d'entraînement physique cinq fois par semaine pouvait alors à peine monter l'escalier sans s'essouffler.

Lorsqu'elle a contracté la COVID-19 en décembre 2021, ses symptômes ont d’abord été légers.

« En janvier, on dirait que ça a affecté mes poumons. Je ne pouvais plus respirer. J'avais de la difficulté à dire trois mots. »

— Une citation de  Anne Belliveau-LeBlanc

Elle s’est tourné vers une amie, spécialiste en inhalothérapie, une sorte de physiothérapie pour le système respiratoire. Un traitement qu'elle louange.

À cela s'ajoute un suivi de son médecin de famille et d'un pneumologue, ainsi que des traitements d’ostéopathie et du yoga.

Plan rapproché de la main d'un docteur qui ausculte un patient avec un stéthoscope.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, entre 10 % et 20 % des patients infectés par la COVID-19 présentent des symptômes pendant plus de trois mois.

Photo : iStock

Difficile de poser un diagnostic

La définition de COVID-19 de longue durée permet difficilement de poser des diagnostics.

Difficile donc de présenter un nombre exact de personnes atteintes.

Le Dr Ghislain Lavoie, médecin de famille, soutient qu'il n'est néanmoins pas impossible de poser un tel diagnostic.

« Des symptômes qui ne se sont pas présentés avant et qui se sont présentés par la suite ou pendant leur COVID qui ont perduré, ça devient plus probable qu'on a une COVID longue. »

— Une citation de  Dr Ghislain Lavoie, médecin de famille
Ghislain Lavoie devant son bureau.

Le Dr Ghislain Lavoie.

Photo : Radio-Canada / Karine Godin

Pour ce qui est des traitements, il dit que les options sont peu nombreuses. Il est possible de recommander les patients à un médecin spécialiste, même s'il n'existe aucun spécialiste du syndrome post-COVID-19 et aucun centre spécialisé au Nouveau-Brunswick.

En plus, comprendre ce syndrome ne serait pas comprendre tous les effets de la COVID-19, poursuit le médecin.

« Par risques, on parle de risques augmentés de développer un diabète, risques augmentés de faire un infarctus du myocarde, une crise cardiaque, risques augmentés de faire un AVC. »

— Une citation de  Dr Ghislain Lavoie, médecin de famille

Son conseil : faire tout en son possible pour éviter de contracter la COVID-19.

Des larmes et du courage

Rassembler ces personnes pourrait s'avérer bénéfique, selon Anne Belliveau-LeBlanc, parce que vivre seul avec ce mal peu connu demande beaucoup de courage.

Je souhaite à tous ceux qui ont la COVID longue un bon rétablissement et de ne pas perdre courage, même si moi j’ai perdu courage , dit-elle en pleurant.

Mais si ç’a été difficile, elle a aujourd'hui retrouvé la conviction qu'elle va guérir et qu'elle pourra reprendre le travail bientôt.

D’après un reportage de Frédéric Cammarano

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