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Les problèmes de sécurité empêchent la Winnipeg Transit de pourvoir les postes vacants

Un autobus de l'entreprise Winnipeg Transit.

Le nouveau maire de Winnipeg, Scott Gillingham, avait mentionné qu'il aimerait voir des agents de sécurité dans les autobus pendant sa campagne électorale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les passagers de la Winnipeg Transit ne doivent pas s'attendre à ce que le service de transport en commun retrouve son niveau d'avant la pandémie. Le directeur de l'entreprise, Greg Ewankiw, explique que la pénurie de chauffeurs ne permet pas un retour à la normale de son activité.

L'entreprise a, en ce moment, environ 50 postes qui sont vacants, sur un effectif total de 1100 employés. Greg Ewankiw a déclaré jeudi au Comité des finances de la Ville que le service tente de pourvoir ces postes, mais qu'il a du mal à maintenir les chauffeurs en poste.

Je pense qu'il y a des possibilités d'aller [voir] vers d'autres entités, ainsi que vers d'autres réseaux de transport en commun, parce que ces derniers sont également à la recherche de chauffeurs d'autobus, a-t-il précisé.

La Winnipeg Transit a réduit son service de 6 % par rapport aux niveaux d'avant la pandémie.

De son côté, Jeff Browaty, conseiller municipal du quartier Kildonan-Nord et président du Comité des finances, a indiqué que les préoccupations en matière de sécurité sont la raison principale du départ des chauffeurs du réseau de transport en commun de la capitale manitobaine : Le nombre d'agressions envers les chauffeurs a vraiment augmenté.

J'aimerais que la sécurité soit améliorée, et je crois que le maire [Scott] Gillingham en a également parlé dans son programme électoral. Je pense que c'est là que nous allons trouver le plus de marge de progrès, a-t-il ajouté.

Promesse de campagne de Scott Gillingham

Le nouveau maire de Winnipeg avait mentionné qu'il aimerait qu'il y ait des agents de sécurité dans les autobus. Cependant, il n'a pas encore précisé combien il y en aurait, ni qui les paierait.

La section locale 1505 du Syndicat uni du transport, qui représente les conducteurs de la Winnipeg Transit, revendique également la création d'une force de sécurité dans les transports en commun.

Le syndicat demande aussi l'installation de boucliers complets pour protéger les conducteurs, ainsi qu’un système radio amélioré pour appeler à l'aide en cas de besoin.

Beaucoup de nos membres quittent leur travail parce que leur santé mentale est en jeu, note le président du syndicat, Romeo Ignacio.

Certains d'entre eux ne se sentent pas soutenus par la Ville ou par les superviseurs du transport en commun ajoute-t-il.

Le conseiller municipal Jeff Browaty a également imputé une partie de la responsabilité à la pratique syndicale consistant à donner aux chauffeurs les plus anciens le premier choix en matière de trajets, laissant les circuits les plus difficiles et les moins souhaitables aux nouveaux employés.

De son côté, Romeo Ignacio reconnaît que les chauffeurs expérimentés ont plus de choix en matière d'itinéraires, mais ajoute que le problème ne réside pas dans les trajets eux-mêmes, mais dans les agressions commises par certains passagers.

Avec les informations de Cameron MacLean

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