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L’Assemblée nationale condamne la répression des femmes en Iran

Six femmes et un homme se tenant la main dans les estrades du Salon bleu.

Des représentants de la diaspora iranienne au Québec étaient présents à l'Assemblée nationale vendredi pour l'adoption de la motion.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les élus québécois s'unissent pour dénoncer la réaction de Téhéran face au soulèvement populaire provoqué par la mort de Mahsa Amini, une femme de 22 ans décédée après avoir été arrêtée par la police des mœurs chargée de faire respecter le port du voile islamique.

Les parlementaires ont adopté une motion transpartisane, vendredi matin, dans le but de condamner la répression des femmes en Iran sous un régime théocratique oppressif.

Le texte avait été présenté à la Tribune de la presse de l'Assemblée nationale quelques heures plus tôt par l'instigatrice de l'initiative, la députée de Québec solidaire (QS) Ruba Ghazal.

Cette dernière était pour l'occasion accompagnée par des représentantes de la Coalition avenir Québec (CAQ), du Parti libéral du Québec (PLQ) et du Parti québécois (PQ), mais aussi par des Québécoises d'origine iranienne comme l'épidémiologiste Nimâ Machouf et la femme d'affaires Sherazad Adib.

Présentes dans les gradins du Salon bleu lors de l'adoption de la motion, ces dernières ont été chaudement applaudies par les députés, qui ont voté à l'unanimité pour dénoncer les agissements de Téhéran.

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Non seulement la motion condamne-t-elle la violente répression des manifestations et les abus aux droits de la personne commis par le régime théocratique iranien envers sa population, elle dénonce aussi les meurtres d’enfant, l’utilisation de la torture dans les prisons et la peine de mort imposée à certains manifestants.

Elle mentionne aussi que l'Assemblée affirme son entière solidarité aux femmes en Iran qui prennent part à une véritable révolution féministe et démocratique en sortant dans la rue sans voile, au péril de leur vie et salue les hommes iraniens qui se sont massivement solidarisés avec leurs concitoyennes.

Le texte demande enfin à Téhéran de collaborer avec la commission d'enquête internationale indépendante qui portera sur les violations alléguées des droits de la personne [en Iran] et réclame que la république islamique soit exclue de la Commission de la condition de la femme des Nations unies.

Ottawa impose de nouvelles sanctions

L'adoption de la motion québécoise intervient quelques heures après l'annonce par le gouvernement du Canada de nouvelles sanctions économiques envers quatre personnes et cinq entités iraniennes pour leur rôle dans ce qu'Ottawa considère aussi comme des violations flagrantes et systématiques des droits de la personne.

Pendant ce temps, le mouvement de contestation se poursuit en Iran. Deux mois et demi après la mort de Mahsa Amini, de nouvelles manifestations contre le régime ont éclaté dans plusieurs villes après la grande prière du vendredi. Et encore une fois, les forces de l'ordre ont violemment dispersé les protestataires.

Au moins 448 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement violemment réprimé, selon l'ONG Iran Human Rights.

Avec les informations de Agence France-Presse

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