•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un nouveau centre d’accueil pour les jeunes Inuit de la communauté LGBTQ2

Deux femmes en train de dessiner.

Le centre d’accueil, créé par l’organisme à but non lucratif Tungasuvvingat Inuit, a ouvert ses portes à la fin du mois de novembre.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Les jeunes Inuit qui s’identifient comme membres de la communauté LGBTQ2 ont maintenant un nouvel espace pour se réapproprier leur identité : un centre d’accueil.

Arsaniq, qui signifie aurores boréales en inuktitut, est un lieu où les membres de la communauté peuvent accéder à des services et faire connaissance avec d’autres membres de la communauté LGBTQ2 de la région d’Ottawa.

Nous avons tous des enseignements différents sur les aurores boréales, mais nous sommes tous d’accord pour dire qu’elles sont très belles et vibrantes, comme les identités queers, illustre Mikka Komaksiutiksak, qui travaille pour le centre d’accueil.

Que signifie LGBTQ2?

En français, le sigle signifie lesbienne, gai, bisexuel, transgenre, queer, bispirituel.

Le centre d’accueil, créé par l’organisme à but non lucratif Tungasuvvingat Inuit, a ouvert ses portes à la fin du mois de novembre. Chaque semaine, on y propose des activités sociales, comme de l’artisanat, du sport, des jeux, des ateliers et des discussions thématiques.

Les programmes du centre visent deux groupes différents, l’un pour les jeunes de 12 à 18 ans et l’autre pour ceux de 19 à 25 ans.

L’emplacement du centre demeure confidentiel pour des raisons de sécurité.

Deux femmes se tiennent par les bras en chantant.

Mikka Komaksiutiksak (à droite) et Katia d'Argencourt donnent des cours de chant guttural.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Katia d'Argencourt, qui a grandi à Iqaluit avant de déménager à Ottawa l’an dernier, explique que la colonisation et les pensionnats autochtones ont introduit l’idée qu’être queer et bispirituel est tabou.

Ce n’est pas le cas. Cela a toujours fait partie de notre culture, dit celle qui est également membre du personnel. Pour elle, le centre va contribuer à éliminer ce tabou pour les jeunes de la communauté.

Elle donne des cours de chant guttural aux côtés de Mikka Komaksiutiksak, et elle maquille les jeunes qui veulent essayer les effets spéciaux.

Je sais que dans les petites communautés, certains ne sont pas encore à l’aise de s’exprimer de cette manière. Mais ils peuvent venir ici et se sentir en sécurité.

Un centre d'accueil.

L’emplacement du centre demeure confidentiel pour des raisons de sécurité.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

D’autres programmes d’Arsaniq se concentrent sur la réduction des risques pour les jeunes Inuit de la communauté LGBTQ2 qui ont des dépendances ou qui ont perdu des proches en raison de la toxicomanie, indique Aly Schamerhorn, qui travaille également pour le centre.

Je veux montrer à nos jeunes qu’il n’est pas honteux de consommer des drogues, surtout lorsqu’ils viennent d’un lieu de traumatisme générationnel. Il existe un moyen de consommer en toute sécurité et de continuer à faire partie de la communauté.

Mikka Komaksiutiksak raconte que les membres de la communauté ont un grand intérêt pour le Centre, demandant même que d’autres groupes d’âge soient admis.

Il s’agit d’un besoin au sein de notre communauté, en fait. Les gens sont enthousiastes.

Avec les informations de Omar Dabaghi-Pacheco, de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...