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L’Est-du-Québec veut tirer profit de la transition énergétique proposée par le PM Legault

De l'eau sort des vannes d'un barrage hydroélectrique.

François Legault a affirmé, lors de son discours d’ouverture, qu’il espère que le Québec atteindra la carboneutralité d’ici 2050 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La session parlementaire à l’Assemblée nationale du Québec a débuté mercredi sur le thème de la transition verte. Lors de son discours d’ouverture, le premier ministre François Legault a expliqué que la production d'énergies éolienne et solaire actuelle n'est pas suffisante pour combler les besoins futurs de la province.

François Legault dit que cette transition énergétique occasionnera une forte demande en énergie, ce qui nécessitera la construction de nouveaux barrages.

Dans l’Est-du-Québec, chacun veut tirer profit de cette transition énergétique.

Sur la Côte-Nord, certains se réjouissent de l’appétit du premier ministre pour l’hydroélectricité. Au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, on lui parle plutôt d’éoliennes.

En Basse-Côte-Nord, le directeur en développement industriel pour ID Manicouagan, Guy Simard, estime que pour arriver à combler les besoins énergétiques de demain, Hydro-Québec devrait relancer le projet de barrage hydroélectrique sur la rivière Petit-Mécatina.

Petit-Mécatina 3 et 4 pourrait générer 1500 mégawatts (MW), c’est publiquement connu, dit M. Simard. Maintenant, quel est l’avis d’Hydro-Québec? Je pense que M. Legault met le pas en disant qu’il faut qu’on génère de nouvelles capacités de production. Pour la Côte-Nord, je pense que ça pourrait être une bonne idée que ce projet se réalise.

Hydro-Québec n'exclut aucune rivière pour ses éventuels projets.

Le directeur du développement industriel d'ID Manicouagan, Guy Simard.

Le directeur du développement industriel d'ID Manicouagan, Guy Simard (archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Également, pour réduire les émissions polluantes, Québec compte miser sur l’électrification des transports en exploitant le secteur des minéraux stratégiques. Le projet de la mine de graphite au lac Guéret, au nord de Baie-Comeau, est intéressant pour la production de batteries, selon Guy Simard.

Si l’on regarde la demande mondiale pour les batteries, elle va être en explosion d’ici 2025. Je pense que le Québec est très bien positionné [pour subvenir à la demande mondiale], mais en particulier la Manicouagan, ajoute-t-il.

M. Simard souhaite aussi que l’hydrogène vert fasse partie de la transition énergétique.

Les énergies solaires et éoliennes laissées de côté?

François Legault a affirmé mercredi que la production d'énergies éolienne et solaire n'est pas suffisante pour combler les besoins futurs.

L'Alliance de l'Est a tenu à rappeler au premier ministre que l'éolien est la solution la plus rapide à mettre en place, plus que l'hydroélectricité.

« M. Legault l’a bien dit [mercredi]. Un barrage hydroélectrique de grande envergure, on parle de 15 ans avant sa mise en service. Un projet éolien, ça prend 3 ans. »

— Une citation de  Michel Lagacé, président de la Régie intermunicipale de l’énergie du Bas-Saint-Laurent

On n'a pas de temps à perdre par rapport à qualifier les objectifs s’ils sont trop ambitieux. On ne doit pas manquer d’ambition par rapport à l’environnement, lance le président de la Régie intermunicipale de l’énergie du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé.

Photo de M. Lagacé.

Le président de la Régie intermunicipale de l’énergie du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Pour accueillir de nouveaux parcs éoliens dans l'Est-du-Québec, il faudra ajouter des lignes de transports puisque celles qui sont existantes sont déjà saturées, selon Alliance de l'Est. Le maire de Sainte-Anne-des-Monts et président de la Régie de l'énergie de la Gaspésie, Simon Deschênes, est du même avis.

Le travail de représentation est déjà amorcé avec les décideurs [pour accélérer le déploiement et le développement de la filière éolienne] et nous allons poursuivre sur cette voie-là dans les prochains mois, précise M. Deschênes.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, devant le parc éolien de Cap-Chat.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, voit grand pour l'avenir de l'Alliance de l'Est (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L’Alliance de l’Est dit avoir réservé un capital totalisant 400 millions de dollars pour investir dans les prochains parcs éoliens.

Hydro-Québec a lancé des appels d’offres totalisant 780 mégawatts (MW) et les résultats devraient être connus d’ici la fin du mois de décembre.

François Legault a affirmé, lors de son discours d’ouverture, qu’il espère que le Québec atteindra la carboneutralité d’ici 2050.

Avec les informations de Camille Lacroix-Villeneuve

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