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First Phosphate en campagne de séduction devant les gens d’affaires de la région

Un homme parle devant une scène.

Le chef de la direction de First Phosphate, John Passalacqua, a rencontré des gens d'affaires de Saguenay jeudi matin.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Radio-Canada

Les dirigeants de la minière First Phosphate étaient en campagne de séduction au Saguenay-Lac-Saint-Jean jeudi. L'entreprise est convaincue de pouvoir fabriquer de l'acide phosphorique pour les batteries d'automobile de façon écologique en raison du type de gisement.

Le chef de la direction de First Phosphate, John Passalacqua, était l’invité jeudi matin du Regroupement des chambres de commerce du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Une soixantaine de gens d'affaires à Saguenay étaient présents à l'hôtel Delta Saguenay, à Jonquière. Il est venu expliquer avec des membres de son équipe comment l'entreprise veut développer cette filière pour les batteries d'automobiles.

90 % du phosphate du Saguenay-Lac-Saint-Jean transformé en acide phosphorique peut aller dans les batteries au lithium-fer-phosphate dû à sa très grande pureté. C’est unique au monde, nous avons ça ici et en Russie, explique David Dufour, vice-président Affaires corporatives pour First Phosphate.

La minière espère vendre pour deux millions de dollars d'actions qui permettront de financer le forage de ses gisements Lac-Orignal et Bégin-Lamarche au nord du Saguenay. Si la mine est viable, une usine d'acide phosphorique pourrait être construite à La Baie. Le projet est évalué à 500 millions de dollars.

Un sol où il y a une forte présence de roche.

L'un des sites exploités par First Phosphate. La roche serait dense en apatite.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté

On cible le port de Grande-Anse pour s’installer puisqu’il n’y a pas vraiment d’autres places où l’on peut installer de nouvelles usines. Un terrain stratégique où il y aura l’électricité, le gaz, des moyens de traitement de l’eau et l’accès à un port en eau profonde, précise John Passalacqua, directeur de First Phosphate.

Des questions

Toutefois, lors de la présentation, plusieurs participants ont soulevé des questions quant aux délais pour la réalisation du projet et les besoins du marché qui sont immédiats.

À l’étape où vous êtes, avant que vous ayez vos certificats d'autorisation, on parle de 15 ans et 100 M$ [...] La problématique du marché des batteries, c’est que les cartes seront sur la table dans trois à cinq ans. Donc les principales compagnies se seront déjà positionnées comme fournisseurs dans la chaîne d’approvisionnement pour les batteries, explique Réjean Girard, géologue.

Des gens assis à des tables dans une salle.

Une soixantaine de gens d'affaires étaient présents à l'activité présentée par le Regroupement des chambres de commerce du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

L’investisseur Marc Tremblay, présent lors de la rencontre, rappelait que First Phosphate devait toujours traverser des processus de longue haleine comme les études de faisabilité, les négociations avec les parties prenantes, le financement et le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Afin d'accélérer le processus, l'entreprise souhaite convaincre Ottawa et Québec d'inscrire le phosphate dans la liste des minéraux stratégiques.

L’Union européenne a mis le phosphate dans la liste prioritaire des minéraux stratégiques justement de par la coupure des chaînes d’approvisionnements , souligne M. Dufour.

Sur un sol de pierre, il y a les traces d'entaille d'un échantillonnage.

Les premiers échantillons de pierre prélevés sur l'un des sites exploités par First Phosphate.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté

Précisons que l’entreprise compte effectuer jusqu’à 150 sondages pour un total de 25 000 mètres de forage prochainement.

D'après un reportage de Gilles Munger

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