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Casse-Noisette : un danseur franco-ontarien sous les flocons

Le danseur classique Étienne Gagnon-Delorme.

Les Grands Ballets canadiens présenteront «Casse-Noisette» pour la première fois en 16 ans au Centre national des arts du 1er au 4 décembre.

Photo : Les Grands Ballets Canadiens / Sasha Onyshchenko

Le danseur classique Étienne Gagnon-Delorme a donné un doux surnom au jour qui précède la première d’un spectacle : « la journée de l'enfer ».

Car c’est le moment où chaque danseur qui montera sur scène doit répéter, en costume, les chorégraphies de chacun des personnages qu’il incarne, a expliqué le Franco-Ontarien de 25 ans la veille de la première de Casse-Noisette au Centre national des arts (CNA). Les Grands Ballets canadiens (GBC) y présenteront le spectacle pour la première fois en 16 ans du 1er au 4 décembre.

C’est beaucoup plus intense qu’un spectacle normal, pendant lequel celui qui a grandi à Orléans peut enchaîner un ou deux rôles, détaille-t-il. Et comme les rôles varient d’un soir à l’autre, dans ce classique de Noël, l’artiste en joue neuf au total. Il enfilera notamment les habits du roi des rats, du père de Clara et Fritz et du docteur Drosselmeyer.

Étienne Gagnon-Delorme en train de se maquiller devant un grand miroir.

Étienne Gagnon-Delorme incarne neuf rôles dans ce classique de Noël.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

Pour l’interprète, incarner neuf rôles est une façon de renouveler un classique qu’il fera une trentaine de fois avec les Grands Ballets canadiens cette année. Ça fait que le spectacle n’est jamais le même, souligne-t-il. Je trouve que pour les danseurs, c’est plus excitant comme ça, parce que tu peux vraiment changer de peau chaque fois.

Boucler la boucle

Sa présence au CNA, c’est un peu comme un full circle moment, dit Étienne Gagnon-Delorme. Le Casse-Noisette des GBC est le premier spectacle de danse qu’il ait jamais vu à l'âge de quatre ans, dans la même salle où il revient, 21 ans plus tard. Ce n’était pas tant la danse qui le fascinait que les décors et les détails de cette grande production.

J’ai commencé la danse à l’âge de neuf ans en faisant juste du hip-hop, une fois par semaine, raconte le ballerin. C’est à l’adolescence que le jazz, la danse contemporaine et la claquette se sont intégrés dans son répertoire. Puis le déclic est venu lors d’un séjour au Domaine Forget avec les Ballets Jazz Montréal et des professeurs de l’école de hip-hop montréalaise 8Count. J’ai joint l’École supérieure du ballet du Québec à l'âge de 16 ans après ce stage intensif là, poursuit-il. J’ai dit à mes parents : "Ok, je veux faire du ballet à 100 %!"

C’est maintenant la huitième année qu’il danse dans Casse-Noisette. Ses premières participations dans cette production professionnelle ont eu lieu dans le cadre de son cursus scolaire, avec les GBC ou une autre compagnie.

Nerveux? Pas du tout, non! répond-il, du tac au tac. Surtout pour Casse-Noisette, parce que c’est festif, c’est l’ambiance de Noël. [...] Je connais les rôles, je les ai vraiment dans le corps. Je ne me sens pas du tout stressé; je dirais que c’est beaucoup de travail, mais c’est aussi un temps relax et très familial.

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