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Les ambulances ont un délai de déchargement moyen de plus de deux heures à Moncton

Une enseigne disant « Ambulances seulement » et un pictogramme d'ambulance.

En novembre, la quasi-totalité des ambulances a connu un délai de déchargement.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Les délais de déchargement des ambulances demeurent plus élevés dans les hôpitaux de Moncton qu’ailleurs au Nouveau-Brunswick. Le ministre de la Santé dit que le problème est sur son radar et qu’il travaille avec les réseaux pour le régler.

L’enjeu a fait couler beaucoup d’encre dans la province au cours des dernières années.

On a entre autres entendu les histoires de patients qui attendent pendant plusieurs heures dans une ambulance à deux pas d’un hôpital. Pendant ce temps, les ambulanciers paramédicaux doivent rester sur place et ne peuvent pas répondre à d’autres appels.

Divers facteurs ont été pointés du doigt, entre autres l’engorgement des services d’urgences, la pénurie de personnel dans les hôpitaux et les pressions exercées par la pandémie de COVID-19.

Des données obtenues par Radio-Canada Acadie auprès de Services de santé Medavie NB — qui gère Ambulance Nouveau-Brunswick (ANB) — démontrent que le problème est toujours criant, surtout au CHU Dumont et à l’Hôpital de Moncton.

En novembre, la quasi-totalité des ambulances a connu un délai de déchargement lorsqu’elles sont arrivées dans ces établissements. Medavie estime qu’il y a délai lorsque le patient n’est pas pris en charge par le personnel de l’hôpital en moins de 25 minutes.

À l’Hôpital de Moncton, cette proportion a été de 97,16 % en novembre. Au CHU Dumont, elle a été de 99,68 %. Une seule des 313 ambulances qui se sont présentées à cet établissement du 1er au 29 novembre a pu décharger son patient en moins de 25 minutes.

L’Hôpital régional Dr. Everett Chalmers s’en est à peine mieux tiré; 97,14 % des ambulances y ont connu un délai de déchargement en novembre. Cette proportion a été de 89,69 % à l’Hôpital régional de Saint-Jean.

Plus de 2 heures d’attente en moyenne à Moncton

Les ambulanciers paramédicaux doivent donc prendre leur mal en patience la plupart du temps lorsqu’ils transportent des patients vers les quatre plus grands hôpitaux de la province.

Mais en se penchant sur le temps d’attente moyen, on constate que la situation n’est pas tout à fait la même dans tous les établissements.

En novembre, le délai de déchargement moyen a été de 36 minutes à l’Hôpital régional de Saint-Jean et de 42 minutes à l’Hôpital régional Dr. Everett Chalmers.

À Moncton, le problème est encore plus aigu. Le délai moyen a été de 139 minutes à l’Hôpital de Moncton et de 140 minutes au CHU Dumont.

Il faut d’ailleurs noter que Medavie ne commence à comptabiliser les délais de déchargement que 25 minutes après l’arrivée d’une ambulance à l’hôpital.

Cela signifie donc qu’en novembre — en additionnant la période de 25 minutes aux délais de déchargement — que les patients transportés en ambulance ont attendu en moyenne 164 minutes à l’Hôpital de Moncton et 165 minutes au CHU Dumont.

De plus, il s’agit d’une moyenne, ce qui veut dire que de nombreux patients ont attendu plus longtemps à bord d’une ambulance avant d’être admis à l’urgence ou dans un autre service.

Le ministre dit s’attaquer au problème

Services de santé Medavie NB, qui gère Ambulance Nouveau-Brunswick, reconnaît que ces délais donnent du fil à retordre à ses équipes.

Les retards au déchargement constituent un défi récurrent dans l’ensemble de la province et ces retards ont un impact sur tous les aspects du système de santé, affirme par courriel son porte-parole, Éric Robichaud.

Bruce Fitch.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Bruce Fitch (archives).

Photo : Radio-Canada / Pat Richard

Il ajoute que Medavie travaille avec ses partenaires pour trouver des solutions. C’est aussi ce qu’affirme le ministre de la Santé, Bruce Fitch.

Nous savons qu’il y a une préoccupation de ce côté-là. Nous rencontrons les PDG [des deux réseaux de la santé] régulièrement pour essayer de trouver des solutions, a-t-il dit jeudi en entrevue à sa sortie des travaux d’un comité parlementaire.

Bruce Fitch affirme que le gouvernement a plusieurs pistes de solutions pour s’attaquer aux délais de déchargement.

Une partie de la réponse, c’est le continuum de soins, de s’assurer que les gens ont les bons soins, au bon endroit et au bon moment. S’il y a des aînés dans les lits d'hôpital, il faut s’assurer que leurs besoins sont comblés à l’endroit approprié, par exemple dans la communauté ou dans des foyers de soins ou foyers de soins spéciaux.

Une ambulance, en hiver, est arrêtée près d'une voiture. Les paramédicaux parlent au conducteur.

Une ambulance au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Il ajoute que de placer les aînés dans des foyers permet de libérer des lits et que ces lits peuvent ensuite être utilisés lorsque l’urgence est engorgée.

Je pousse les PDG de Vitalité et d’Horizon pour qu’ils augmentent la circulation des patients pour que les gens aient les soins dont ils ont besoin.

Bruce Fitch note également que son gouvernement mise aussi sur les pharmaciens et sur les soins virtuels — comme la plateforme numérique privée eVisitNB — pour désengorger les urgences.

Avec des informations de Michel Corriveau

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