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26 % des ayants droit d’âge scolaire fréquentent les écoles de la DSFM

Des élèves dans une classe.

Environ 6000 enfants, fréquentent les écoles de la Division scolaire franco-manitobaine.

Photo : iStock

Radio-Canada

Selon des données du recensement de 2021, publiées par Statistique Canada mercredi, 23 025 enfants manitobains d’âge scolaire sont admissibles à l'éducation en français. Or, 26 % d'entre eux, soit environ 6000 enfants, fréquentent les écoles de la Division scolaire franco-manitobaine.

Rectificatif :

Une version précédente de cet article indiquait que moins de 20 % des ayants droit à l’éducation française fréquentaient des écoles de la DSFM. Ce pourcentage induit à l’erreur puisqu’il a été calculé à partir du chiffre de 30 000 enfants admissibles à l’éducation française, un nombre qui tient compte des élèves de moins 5 ans qui ne sont pas en âge d'être scolarisés.

Le président de la Commission scolaire franco-manitobaine, Bernard Lesage, ne se dit pas surpris par ces chiffres pour le Manitoba étant donné que les questions posées dans le passé [dans le recensement] pouvaient mettre ces chiffres très [modérés].

Selon Statistique Canada, 593 000 enfants âgés de moins de 18 ans, ce qui correspond à un peu plus de 1 enfant sur 10, étaient admissibles à l'instruction en français à l'extérieur du Québec.

Ces nouvelles statistiques poussent le président de la CSFM à s’interroger sur les raisons qui expliquent qu’un si petit nombre d’enfants fréquentent les écoles de la Division scolaire franco-manitobaine.

Un homme se tient droit devant une peinture.

Le président de la CSFM, Bernard Lesage. (archives)

Photo : Radio-Canada

Selon Bernard Lesage, il reste beaucoup de travail à faire pour faire connaître en détail la notion d'ayant droit.

On le savait avant, mais même pendant l'élection scolaire, il y a tellement de confusion sur ce que c'est un ayant droit. Alors nous aurons un travail à faire pour réellement l'expliquer.

Bernard Lesage évoque également le manque d'écoles de proximité.

On le voit, chaque fois qu'on ouvre des écoles de quartiers, qui sont à proximité des familles, les écoles se remplissent rapidement. En milieu minoritaire, on mérite autant [d'avoir des] écoles de quartier qu'en milieu majoritaire, poursuit-il.

Bernard Lesage ajoute qu'il faut des écoles là où il y a une vraie concentration de francophones.

On est en train d'amener des portatives à Thompson. Si on veut accueillir des élèves, il faut certainement ouvrir une école pour les accueillir. Je regarde l'école Voix des Prairies, vous allez voir dans quelques années que cette école va être pleine. Que ce soit à Shilo sur la base militaire, elle aussi est en train de recevoir des [salles de classes mobiles]. Les parents et les familles cherchent des écoles de proximité, affirme Bernard Lesage.

Un homme à lunettes, vêtu d'un veston rouge foncé, debout dans le hall d'entrée d'une école, l'air sérieux.

Alain Laberge est le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM).

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

Le directeur général de la DSFM, Alain Laberge, souligne que, chaque année, son organisation fait des demandes à la province pour bonifier les services de transports, mais aussi pour la construction d'autres écoles et que les chiffres pourraient être utiles pour appuyer ces demandes.

Le directeur général de la Commission nationale des parents francophones, Jean-Luc Racine, ajoute que certains parents choisissent aussi d'envoyer leurs enfants dans une école anglophone pour d'autres raisons.

Souvent, au niveau des écoles secondaires, les parents estiment qu'il n'y pas suffisamment de services d'activités parascolaires, et c'est une des raisons pourquoi ils choisissent l'école anglophone, précise-t-il.

Des garderies réclamées pour favoriser la poursuite de l'éducation en français

Selon Bernard Lesage, des services de garde en français sont nécessaires afin d'assurer un continuum au niveau de l'apprentissage.

Un enfant qui a cette chance de fréquenter cette garderie francophone va plus facilement choisir de continuer dans une école française.

Toutefois, de nombreux parents font face au manque de places dans les garderies, comme le dit Jean-Luc Racine.

Si on voulait répondre à la demande totale, il nous manquerait entre 60 000 et 100 000 nouvelles places, conclut-il.

En 2021, au Manitoba, 15 000 enfants de 5 à 17 ans ont fréquenté un programme régulier ou une école de langue officielle minoritaire (le français hors Québec et l'anglais au Québec), soit 64 % des 468 000 Canadiens dans cette situation.

Ces données comprennent des élèves qui étaient inscrits dans une école francophone au Québec ou ailleurs au Canada, mais qui se sont inscrits dans une école anglophone ou d'immersion en arrivant dans leur nouvelle province, notamment.

Avec les informations d'Abdoulaye Cissoko et de Victor Lhoest

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