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Un programme d’art multiculturel connaît un vif succès dans des écoles

Une bande dessinée présente des superhéros. Une bulle demande dit « What's your origin story? »

Samantha Badaoa et Erik "E-Tomic" Johnson ont créé une leçon dans laquelle les élèves explorent leurs origines à l'aide de cartes et de bandes dessinées.

Photo : Samantha Bodaoa et Erik Johnson

Radio-Canada

Plus de 225 classes de la région de Windsor-Essex ont bénéficié d'un programme d'art qui met l'accent sur la diversité culturelle.

Intitulée « Culture et identité », cette initiative a été mise sur pied par le Réseau canadien pour les arts et l'apprentissage (RCAA) et l'organisme Arts Can Teach (ACT) grâce à une subvention de 61 000 $ de la fondation Trillium de l'Ontario.

Au final, le programme a mobilisé 15 artistes éducateurs et a touché plus de 6 300 élèves de 37 écoles en 2021-2022.

Selon un rapport des deux organismes présentés lors d'un webinaire mercredi, plus de 70 % des éducateurs qui ont utilisé ce programme ont constaté un meilleur engagement dans leurs classes d'anglais langue seconde, chez les élèves nouveaux arrivants et les jeunes autochtones. 90 % ont observé qu'il favorisait le bien-être des élèves.

Expérience d'artistes

Parmi les 18 leçons proposées dans le programme : « What's your origin story? ».

Créé pour des élèves de 4e à la 8e année par le slammeur Erik E-Tomic Johnson et l'artiste Samantha Badaoa, l'atelier vise à familiariser les jeunes avec la narration tout en explorant les origines de chacun.

Les deux formateurs ont expliqué leur démarche lors du webinaire mercredi.

On a demandé aux élèves d'écrire sur leur histoire personnelle comme s'ils étaient des superhéros écrivant leur histoire d'origine et ils ont pu le faire en bande dessinée, a expliqué Samantha Badaoa.

Par la suite, les jeunes ont dû réfléchir à la façon dont leur histoire personnelle était liée à une histoire collective plus large que leur famille. Puis ils ont créé une autre bande dessinée et un arbre généalogique basé sur cette exploration.

Une bande dessinée raconte le parcours de la famille d'Érik Johnson depuis le sud des États-Unis jusqu'à Windsor.

Pour Erik Johnson, il est important qu'ils partagent également l'histoire de leur propre famille avec les élèves. Voici la bande dessinée qu'il a créée pour le démontrer.

Photo : Erik "E-Tomic" Johnson

Au cours de l'atelier, les deux artistes sont aussi amenés à raconter leur vie personnelle et montrer leur parcours.

Erik Johnson parle notamment du voyage de sa famille depuis le sud des États-Unis jusqu'au quartier Sandwich à Windsor. Pour ce faire, il présente une carte montrant les mouvements liés à l'esclavage en Amérique du Nord.

[Je voulais] donner aux élèves une représentation visuelle des déplacements de ma famille au fil des ans et leur montrer comment ils sont arrivés ici, a expliqué l'artiste.

Pour sa part, Samantha Badaoa revient sur l'histoire de sa propre famille, qui a migré du Liban au Venezuela puis au Canada à Leamington.

Nous voulons vraiment montrer aux enfants à quel point le mouvement joue un rôle dans l'histoire collective, a-t-elle souligné.

Une demande croissante

Jusqu'à maintenant le programme a été exclusivement offert dans les écoles du conseil scolaire public anglais de Windsor, mais le rapport souligne que de plus en plus d'écoles de la province souhaitent faire partie du programme.

« Ce programme a fait ses preuves et a encore un potentiel incroyable. »

— Une citation de  Rapport du Réseau canadien pour les arts et l'apprentissage

Mais pour prendre de l'expansion dans la province, il a besoin de financement supplémentaire, conclut le rapport.

Avec des informations de CBC

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