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Trois nouveaux dirigeants du diocèse de Québec dénoncés pour agressions sexuelles

Gros plan sur des mains qui tiennent un chapelet.

L'action collective contre le diocèse de Québec compte maintenant 134 victimes.

Photo : Getty Images / Dan Kitwood

Après le cardinal Marc Ouellet, trois nouveaux dirigeants du diocèse de Québec sont dénoncés pour agressions sexuelles présumées.

Monseigneur Clément Fecteau (décédé en 2017), ancien évêque auxiliaire de Québec et ancien évêque de Saint-Anne-de-la-Pocatière, ainsi que monseigneur Jean-Pierre Blais, ancien évêque auxiliaire de Québec et actuel évêque de Baie-Comeau, sont visés par les dénonciations. Actuellement, aucun recours collectif ne touche le diocèse de Baie-Comeau.

L’ancien évêque auxiliaire Jean-Paul Labrie a également été nommé, mais il est décédé depuis 2001.

On voit que ce sont des prêtres qui ont occupé des fonctions importantes, affirme l’avocat dans le dossier, Marc Bellemare.

Appelé à commenter les nouvelles allégations, le diocèse de Québec indique que les dirigeants et les membres de l’Église catholique de Québec condamnent fermement toute conduite qui porte atteinte à la dignité humaine.

La porte-parole Valérie Roberge-Dion ajoute qu’une ligne téléphonique, une adresse courriel et un protocole sont disponibles pour aider les gens à dénoncer les inconduites sexuelles de la part de représentants de l’Église.

33 nouvelles victimes depuis le mois d’août

En plus des hauts dirigeants visés, une trentaine de victimes et d’autres présumés agresseurs s'ajoutent à l’action collective contre le diocèse de Québec.

Selon le cabinet Arsenault Dufresne Wee, 134 victimes font maintenant partie du recours collectif qui vise plus d'une centaine de prêtres ou membres du personnel du diocèse de Québec. Au mois d’août, 101 victimes étaient inscrites au recours.

Selon l'un des avocats responsables du dossier, Alain Arsenault, la liste des victimes médiatisées au mois d'août a permis de renforcir le recours collectif.

« Chaque fois qu'on fait une intervention publique, on a d'autres victimes, mais 35 % d'augmentation en 2, 3 semaines, on n'avait jamais vu ça. Ça démontre l'importance de mettre des noms sur les agresseurs. », soutient-il.

Selon les documents présentés au palais de justice de Québec jeudi, certaines victimes auraient été présumément agressées récemment, soit en 2018.

« La culpabilité maintenant n'est plus sur le dos des victimes, mais sur le dos de l’Église. »

— Une citation de  Marc Bellemarre, avocat auprès des victimes d’agressions

Le recours collectif vise l'ensemble des présumées agressions commises par des personnes placées sous l'autorité du diocèse depuis 1940.

L’avocat Marc Bellemare a bon espoir d’arriver à une entente avec l’Église en 2023, sans quoi il y aura procès.

Il encourage d’ailleurs les gens à continuer de dénoncer, parce que plus le groupe va être imposant, plus les chances d’obtenir des résultats rapides vont augmenter, soutient-il.

On est convaincu qu'il va y avoir d’autres victimes, mais il faut en parler. C’est un processus très long. Pour les hommes, ça peut prendre de 35 à 40 ans avant que les victimes en parlent, avance M. Bellemarre.

L’avocat confirme qu’une rencontre a eu lieu au mois de novembre entre les défendeurs, les requérants, les avocats et le juge. Une autre séance est prévue au mois de janvier, démontrant que les discussions de règlements ont lieu actuellement.

Des victimes présumées s’ajoutent également à l’action collective visant le diocèse de Trois-Rivières. Au mois de septembre, 30 personnes alléguaient avoir été victimes d’agressions sexuelles. Elles sont désormais 43 qui disent avoir été agressées par plus d’une vingtaine de prêtres ou membres du personnel du diocèse.

Avec la collaboration d'Audrey Paris et de Félix Morrissette-Beaulieu

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