•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transformer un restaurant en ferme intérieure

Le couple est debout devant la laitue qu'ils poussent à l'intérieur de leur ancien restaurant.

Pour le couple de Central Butte, cette transition de la restauration à l'agriculture leur a permis de mieux profiter de la vie tout en restant au service de leur communauté.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

Pierre Coderre et April Meersman, les deux propriétaires d'un restaurant de Central Butte, un petit village situé à environ 180 km au sud de Saskatoon, ont décidé de ranger leurs casseroles et de transformer l'établissement en ferme urbaine.

Jadis cœur de la communauté, le restaurant April’s Diner était l'endroit où les habitants pouvaient se rencontrer.

Or, après plus de 10 ans à travailler dans le domaine de la restauration, les deux propriétaires en ont eu assez. Les journées de travail étaient trop longues pour le couple. L'arrivée de la COVID-19 a été la goutte de trop.

Un changement de vie s'imposait.

« Quand on vieillit, tu sais, [c’est difficile de] travailler de 12 à 16 heures par jour, 7 jours par semaine et pas de vacances. »

— Une citation de  Pierre Coderre, propriétaire de Hydrogreen Urban Farm

Pierre Coderre et April Meersman ont donc mis de côté les tables et les chaises pour les remplacer par des rangées de laitue, de pak-choï et de chou frisé. April's Diner avait maintenant un nouveau nom : Hydrogreen Urban Farm.

Des rangées et des rangées de laitue dans la ferme urbaine

La ferme utilise une méthode qui consiste à apporter continuellement une fine couche d’eau de fertilisation par l’intermédiaire d’un système de tuyauteries situé le long des racines.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

La ferme fait pousser ses légumes en utilisant une méthode qui consiste à apporter continuellement une fine couche d’eau de fertilisation par l’intermédiaire d’un système de tuyauteries situé le long des racines.

Bien que leur ferme n'ait pas de certification biologique, les deux propriétaires affirment ne pas utiliser de produits chimiques.

Les plantes sont empilées sur des étagères à deux niveaux à l’intérieur du restaurant. De fortes lampes s'assurent d'offrir la lumière nécessaire à la production. Une scène qui contraste avec le décor hivernal qu'on aperçoit à l'extérieur.

Pierre Coderre raconte d'ailleurs que les gens de la communauté décrivent ces lumières comme une soucoupe volante, surtout quand il fait nuit.

Une production qui peine à répondre à la demande

Même si Pierre Coderre et April Meersman ne connaissent pas d'autres fermes intérieures semblables à la leur, cela ne les a pas empêchés d’avoir du succès.

Cette année, ils ont produit près de 30 000 plantes, et ce, en ne travaillant que 30 heures par semaine.

Ouverte depuis environ un an, l’entreprise peine déjà à répondre à la demande. Une situation qui pourrait continuer en raison de la pénurie de laitues qui frappe l'ensemble du pays.

Pierre Coderre et April Meersman prévoient d’agrandir leur plantation pour produire près de 90 000 plantes annuellement. Ils espèrent qu'une telle quantité leur permettra d’accéder à un plus grand marché.

Pour le couple de Central Butte, cette transition de la restauration à l'agriculture a permis de mieux profiter de la vie tout en restant au service de sa communauté.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...