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Des classes annulées au DSFS en raison de la pénurie de suppléants

Élève qui marche dans un corridor vers la sortie de l'école.

Le District scolaire francophone Sud doit annuler certaines classes par manque de personnel suppléant.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au District scolaire francophone Sud, des élèves sont privés d'enseignement en raison de la pénurie de personnel suppléant.

Selon Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud, il arrive que des suppléants du niveau secondaire soient envoyés dans des écoles primaires, qui sont privilégiées par le district. Conséquence : des adolescents ont vu certaines de leurs classes annulées.

On les envoie à la cafétéria, ils ont du travail à faire.

La situation est plus compliquée pour les enfants du primaire, qui nécessitent un plus grand encadrement.

Mais au niveau primaire, ce qui risque de se passer et qui se passe déjà dans certaines écoles, les parents reçoivent un message leur disant, par exemple, que la classe de Mme Monique aujourd'hui, malheureusement, les élèves ne peuvent pas venir à l'école parce qu'on n'a pas de suppléant, explique Mme Boudreau.

Du personnel absent

On remarque une augmentation au niveau des absences depuis le mois de novembre, dit Monique Boudreau. Chaque jour, chaque semaine, on voit ce chiffre augmenter chez le personnel et chez nos élèves.

Monique Boudreau.

Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud.

Photo : Radio-Canada

Je n'aime pas dire ça, mais je pense qu'on en est juste à un début, a-t-elle mentionné dans une entrevue au Téléjournal Acadie, jeudi.

« Ce matin, on avait 25 enseignants qui n'étaient pas remplacés dans nos écoles [...] Parmi l'ensemble de nos employés, aujourd'hui on en avait 64. »

— Une citation de  Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud

Le district regroupe 37 écoles. On a un besoin criant de suppléants. On le dit depuis quelques années, rappelle Mme Boudreau.

Beaucoup d'élèves malades

En moyenne, il manquait 10 % d’enfants dans les écoles des trois districts scolaires francophones du Nouveau-Brunswick en novembre.

L'entrée de l'école A.-M.-Sormany.

L'école secondaire francophone Cité des Jeunes A.-M.-Sormany, à Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Au District scolaire francophone Nord-Ouest le 25 novembre, 24 % des élèves de l’École Grande-Rivière de Saint-Léonard, 21 % des élèves de la Cité-des-Jeunes d’Edmundston et 22 % des enfants de l’École Régionale-de-Saint-André n’étaient pas en classe.

Dans le District scolaire francophone Nord-Est, les enfants du primaire ont manqué en moyenne deux jours de classe chacun (9 % d’absentéisme). Chez ceux du secondaire, c’est deux jours et demi (13 % d’absentéisme).

Dans un message aux parents, jeudi, le District scolaire francophone Sud a confirmé que « le taux d’absentéisme, à cette période-ci de l’année, est plus élevé qu’à l’habitude ». La journée où l'on comptait le plus d'absences était le 22 novembre, quand 14,5 % des enfants n’étaient pas en classe.

Les districts n'établissent pas de distinction entre les différentes absences (maladie, voyages, rendez-vous ou autres raisons), mais l’augmentation des cas de COVID-19 et d’autres virus, comme la grippe, sont vraisemblablement en cause.

Des virus qui circulent partout

Selon le médecin hygiéniste en chef adjoint, le Dr Yves Léger, la propagation des virus respiratoires a des impacts partout dans la société, y compris dans les écoles.

On le voit dans la communauté, il y a beaucoup de gens qui sont malades, observe-t-il.

COVID-19, VRS, influenza : le Dr Yves Léger fait le point

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La matinale, ICI Première.

Il y a tout l'aspect du risque et de l'impact que ça peut avoir avec l'absentéisme dans le milieu scolaire, que ce soit le personnel ou les élèves qui manquent des journées d'éducation, ajoute le Dr Léger.

Il rappelle que les mesures qui ont permis d'éviter la propagation de la COVID-19 au cours des dernières années restent pertinentes pour se protéger des virus respiratoires qui circulent en ce moment, notamment le port du masque, la distanciation, le lavage des mains et le fait de rester à la maison lorsqu'on ne se sent pas bien.

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