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Les Estriens paient trop cher pour leur essence, selon CAA-Québec

Un automobiliste fait le plein d'essence.

CAA Québec dénonce le prix de l'essence à la pompe, qui est trop élevé dans plusieurs régions du Québec, dont l'Estrie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le prix de l’essence à la pompe est nettement plus élevé dans plusieurs régions du Québec, dont l’Estrie, comparativement à Montréal. Cette différence de prix est dénoncée par CAA-Québec.

Mercredi, le prix moyen à la pompe en Estrie se situait à 171,2 alors qu'à Montréal, il était à 156,6 . Selon CAA-Québec, le prix réaliste était de 156,7 .

Est-ce que les choses vont changer dans les prochains jours? C'est à souhaiter parce que la disparité avec Montréal et ces 10 régions touchées, c'est quelque chose d'inacceptable. Les industries aussi sont touchées, même à CAA-Québec. On a des remorques sur la route. Pourquoi on devrait payer moins cher pour nos remorques à Montréal, par exemple, que nos remorques qui se retrouvent à Sherbrooke ou à Québec?, soutient le directeur affaires publiques chez CAA-Québec, Nicolas Ryan.

L'organisme précise aussi que la marge de profit ou encore le montant retiré pour les frais d'exploitation des commerçants est également trop élevé. En ce moment, ce montant est d'environ 20 cents le litre, soit le double de la normale. Les automobilistes ont donc raison de se poser des questions, assure CAA-Québec.

« On ne devrait pas les payer ces coûts-là parce que la marge, justement, est trop élevée. »

— Une citation de  Nicolas Ryan, directeur affaires publiques chez CAA-Québec

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette différence de prix, mais selon l'Association des distributeurs d'énergie du Québec (ADEQ), elle pourrait être expliquée par le fait que baisse du prix observée dans les raffineries prendrait plus de temps à se faire sentir dans les plus petites stations-service.

Ce qui arrive dans la région métropolitaine, [c'est que] probablement que les détaillants renouvellent leur inventaire de produits plus rapidement puisque les volumes sont plus importants que dans d'autres régions, explique la présidente et directrice-générale de l'ADEQ, Sonia Marcotte.

Cette dernière ajoute que si les prix à la raffinerie continuent de se maintenir plus bas, on devrait voir une diminution des prix à la pompe ailleurs au Québec.

Pour CAA-Québec, cette explication ne tient pas la route. Lorsque les indicateurs montent en prix, souvent les ajustements vont se faire très rapidement. Alors qu'au contraire, quand les indicateurs vont en baissant, c'est souvent plus long de voir l'impact sur le prix que le consommateur va payer, défend M. Ryan.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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