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La guignolée des médias de retour aux intersections en Outaouais, jeudi

Deux bénévoles en habit jaune en train d'amasser des fonds sur un trottoir

Des collègues et des bénévoles étaient postés à une trentaine d'intersections à Gatineau pour recueillir les dons lors de la Guignolée des médias. Les besoins sont immenses cette année, avec l'inflation qui fait grimper la demande et les coûts pour les organismes. Mathieu Nadon a rencontré le directeur général de la Soupe populaire de Hull.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

La 22e édition de La guignolée des médias se tient partout au Québec, jeudi, sur le thème « Personne ne devrait Rester sur sa faim ».

Avec ce thème, la campagne de La guignolée des médias souhaite sensibiliser la population aux nombreuses répercussions de la pandémie de COVID-19 dont l’insécurité alimentaire figure en tête de liste. En effet, cette vaste opération d’entraide est plus que nécessaire, explique-t-on par voie de communiqué de presse, rappelant que ce furent de très grosses années pour les organismes qui œuvrent en sécurité alimentaire.

Ils ont travaillé, pour la plupart, avec un personnel réduit en plus de devoir réorganiser leurs opérations dans cette nouvelle réalité variant de semaines en semaines. Les demandes auprès de ces organismes ont augmenté entre 50 % et 200 % depuis le début de la pandémie de COVID-19 et avec les mesures sanitaires en place, les moyens de récolter des dons et des denrées ont été limités ces deux dernières années.

En Outaouais, des représentants des médias étaient présents à plusieurs intersections, jeudi matin, pour récolter les dons des automobilistes, cyclistes et piétons. Les équipes sur le terrain le jour de la collecte sont munies, cette année, d’une nouveauté, TipTap, pour permettre à l'ensemble de la population de contribuer, même s'ils n'ont pas d'argent comptant avec eux.

La collecte en argent et en denrées non périssables se tient également jusqu’au 31 décembre, dans les magasins Provigo et Maxi de la région. Il est également possible de faire des dons en ligne sur le site de La guignolée des médias ou par textos, au montant de 10 $, en envoyant le mot NOEL au 20222.

Deux bénévoles

Les équipes sur le terrain sont munies cette année d’une nouveauté, TipTap, pour permettre à l'ensemble de la population de contribuer, même s'ils n'ont pas d'argent comptant avec eux.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

De grands besoins dans la région

Parmi les organismes bénéficiaires de La guignolée des médias, on retrouve notamment Moisson Outaouais, la Banque alimentaire de la Lièvre, la Soupe populaire de Hull et le Grenier des collines.

Directeur général de la Banque alimentaire services entraide, Frédérick Gates s’était levé tôt, jeudi matin, pour faire le pied de grue à l’angle de la rue Freeman et du boulevard St-Joseph, dans le secteur de Hull. Dans un contexte d’inflation et de hausse des coûts des aliments, la dynamique a beaucoup changé, a-t-il expliqué en entrevue à l'émission Les matins d’ici, jeudi. Beaucoup de familles viennent chercher de l’aide pour la première fois.

Ce changement s’observe aussi dans les zones périphériques et rurales, affirme la directrice générale du Grenier des Collines, Marie-Pier Chaput, qui vise à distribuer 100 paniers de Noël de plus, cette année, par rapport à l’an dernier, dans la MRC des Collines.

« À cause de la hausse du prix des logements, [on voit des gens] se diriger vers la campagne pour essayer d’économiser. C’est un enjeu : on a de plus en plus de familles, de petits salariés ou même de familles monoparentales qui ont besoin de recourir aux services d’aide alimentaire mensuellement. »

— Une citation de  Marie-Pier Chaput, directrice générale du Grenier des Collines

La Banque alimentaire services entraide vise à distribuer 1000 paniers de Noël, ce mois de décembre. L’organisme dit avoir besoin de tout, des aliments de base aux produits d’hygiène féminine, énumère M. Gates.

C'est réaliste, mais aussi très dispendieux, a-t-il ajouté.

Pour sa part, la Banque alimentaire La Lièvre a surtout besoin d’argent, explique sa directrice générale, Anne Mercier, depuis l’intersection des rues George et Filion, dans le secteur de Masson-Angers.

Avec les fonds recueillis, on va pouvoir compenser pour ce qu’on ne reçoit plus. [...] Si tout le monde donne seulement 1 $, ça fait une différence, a-t-elle lancé.

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