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Chantiers majeurs : Montréal simplifiera son programme d’aide aux commerçants

Tronçon de rue avec quelques panneaux, l'un indiquant que les commerces sont accessibles, un autre précisant que le trottoir est barré.

Lorsque des chantiers majeurs ont cours, les commerces demeurent accessibles, mais ces secteurs ne sont pas particulièrement accueillants.

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Cloutier

Radio-Canada

Devant le manque de popularité du programme et le nombre élevé de demandes d'indemnisation rejetées, Montréal promet de simplifier l'accès à son programme d'aide pour les commerçants affectés par des travaux majeurs, qui existe depuis 2018, mais dont moins du quart de l'enveloppe budgétaire a été distribué.

Depuis quatre ans, 419 demandes d'indemnisation ont été reçues par la Ville de Montréal dans le cadre de son Programme d'aide financière pour les établissements situés dans un secteur affecté par des travaux majeurs. Et seulement 189 ont été acceptées, soit 45 %.

On voit que c'est encore difficile [...] d'accéder à ce programme-là, a concédé Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial de Montréal dans l'administration Plante.

Pourtant, ce ne sont pas les besoins qui manquent.

Pendant six mois, la boutique de bagels d'Alexandra Grenier a été cernée par les travaux, dans Griffintown. C'était un chantier immense, beaucoup d'équipement, c'était barricadé partout, a raconté la propriétaire de Bagels le Trou.

Le commerce de Mme Grenier était cerné à tel point que son chiffre d'affaires s'en est ressenti, mais elle s'est vue refuser l'accès au programme d'indemnisation.

« Je me serais attendue au moins à une enveloppe de 10 000 $, ce qui n'aurait pas effacé l'impact que j'ai eu, mais au moins, ça m'aurait dit que la Ville n'en a pas rien à faire des commerces qui souffrent pendant les travaux. »

— Une citation de  Alexandra Grenier, propriétaire de commerce dont la demande d'indemnisation a été rejetée

Les commerçants montréalais qui ont été pénalisés par des travaux n'arrivent pas à toucher les compensations qui leurs ont été promises. Un reportage de Mathieu Prost.

L'opposition parle d'un échec

Or, sur une enveloppe totale de 26,2 millions de dollars, à peine 5,8 millions de dollars se sont rendus jusqu'aux commerçants. Pour l'opposition officielle, il s'agit d'un échec flagrant et majeur.

Premièrement, vu le faible taux de participation. Deuxièmement, vu le taux de rejet des demandes qui sont formulées. Et surtout, vu les montants qui ont été versés, a commenté Julien Hénault-Ratelle, responsable du développement économique pour l'opposition officielle.

C'est donc dans ce contexte que la Ville – qui se questionnait déjà en 2019 sur le manque de popularité de son programme – a décidé de simplifier encore le processus de demande pour les commerçants, et ce, dès le début de l'année prochaine.

Un commerçant qui est face à un chantier qui dure pendant six mois va pouvoir faire une demande simplifiée. On va lui envoyer un montant forfaitaire coup de pouce, a assuré Luc Rabouin.

Ce montant forfaitaire pourrait atteindre quelques milliers de dollars et être ensuite bonifié si des pertes liées au chantier sont bel et bien prouvées.

Le programme, qui est rétroactif au 1er janvier 2016 pour les chantiers menés par la Ville et au 21 septembre 2017 pour les chantiers menés par la STM, touche une quarantaine d'artères de la métropole (Nouvelle fenêtre) qui ont subi des travaux.

Avec les informations de Mathieu Prost

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