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Finances du Cégep de Rimouski : « on marche sur des œufs », dit l’association étudiante

Le clocher du Cégep de Rimouski.

Le Cégep de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Benoit Gagnon

Radio-Canada

Les recommandations de la firme comptable Mallette à propos de la gestion des finances du Cégep de Rimouski ne surprennent pas le milieu de l’éducation. Le rapport est toutefois salué puisqu'il permet de jeter un nouvel éclairage sur les finances de l’établissement.

Au lendemain du reportage sur les conclusions d'un rapport sur les finances du Cégep de Rimouski dont Radio-Canada a obtenu copie d’un rapport, quelques groupes concernés ont réagi.

Rappelons d'abord que le Cégep doit éponger une dette de 3,6 millions de dollars.

L’essentiel des conclusions du rapport était déjà connu du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de Rimouski, selon son coordonnateur, Philippe de Carufel. Il y a des affaires qui n’allaient pas super bien et qu’on savait, affirme-t-il. On était contents qu’enfin, sur papier, quelqu’un de l’externe puisse officiellement nommer ces choses-là dans un document officiel.

Recommandations du rapport Mallette, en bref

  • Informer davantage les administrateurs en regard des finances du Cégep;
  • Formaliser un programme de formation portant spécifiquement sur les finances du Cégep;
  • Procéder annuellement à une auto-évaluation du rendement du conseil d'administration afin d'identifier d'autres connaissances essentielles où un soutien serait nécessaire.

L’Association générale des étudiants du Cégep, de son côté, déplore ne pas avoir été tenue au courant plus tôt de la situation financière de l’établissement.

Cette difficulté de communiquer certaines informations au fur et à mesure a pu nuire, à certains moments, pour que les étudiants sachent ce qu’il se passe, suggère Xavier Gravel, président de l’Association, en prenant l’exemple de la décision de mettre en vente les résidences étudiantes.

Justement, le rapport fait mention de cette décision, en affirmant que la vente des résidences peut être une option pour éponger une partie de son déficit, mais que son objectif de recruter 400 étudiants internationaux par année d’ici 2026 est très ambitieux. Par conséquent, Mallette recommande à la direction d’assurer une cohésion entre le plan d’action du cégep et les prévisions financières pour ce projet.

Pas d’impacts à court terme

Malgré ces difficultés financières, le portrait de la situation n’est pas si sombre pour le cégep rimouskois. Au jour le jour, ça ne va pas impacter (sic) directement les étudiants sur leurs études, croit Xavier Gravel.

Philippe de Carufel entrevoit pour sa part une « volonté de changement ». On sent qu'il y a une intention, que ce n'est pas juste des paroles en l'air et qu'il y a une prise de conscience qui est réalisée, dénote le coordonnateur du Syndicat.

N'empêche, il est minuit moins cinq, nuance-t-il, en évoquant la nécessité d'agir rapidement pour redresser les finances.

La situation financière nuit à certains des projets étudiants, ajoute le président de l'Association générale des étudiants du Cégep de Rimouski. On marche un peu sur des œufs, on ne peut pas faire de projets d'envergure, lance Xavier Gravel, citant en exemple l'ajout d'activités liées à la vie étudiante.

Un plan d'action concocté par le Cégep serait en préparation pour la suite des choses dans ce dossier.

Avec les informations de Marie-Christine Rioux

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