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Les fonctionnaires fédéraux manifestent en demandant un meilleur salaire

Un vingtaine de personnes prennent un café sous un chapiteau bleu en hiver. Devant elles, un drapeau canadien flotte face à un gros bâtiment.

Quelques dizaines de syndiqués ont manifesté mercredi midi devant le bâtiment de Travaux publics et services gouvernementaux Canada à Matane.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Les moyens de pression qu'exercent les fonctionnaires fédéraux depuis quelques jours partout au pays ont aussi cours à Matane. Quelques dizaines de syndiqués ont manifesté devant le bâtiment de Travaux publics et services gouvernementaux Canada mercredi midi.

Les négociations entre l’Alliance de la fonction publique du Canada et le Conseil du Trésor sont rompues depuis le mois de mai. Les deux parties tentent de dénouer l’impasse devant une commission de l’intérêt public.

Ils travaillent par exemple dans les bureaux de Travaux publics et services gouvernementaux Canada, où se trouvent environ 350 membres du syndicat, au pénitencier de Port-Cartier ou encore au parc national Forillon.

Le principal point en litige, selon les syndiqués, est le salaire. Ottawa offrira un peu plus de 2 % d'augmentation salariale en moyenne pour les quatre prochaines années.

Pour les fonctionnaires, ce n’est pas suffisant. Tenant pour argument le taux d’inflation élevé, ils demandent plutôt une augmentation d’un peu plus de 4 % pour les trois prochaines années.

« Pendant la pandémie, on a prouvé à l’employeur qu'il pouvait compter sur les fonctionnaires, alors je me dis que c’est la moindre des choses. »

— Une citation de  Sonia Gagné, présidente, section locale du syndicat des services gouvernementaux et présidente du conseil régional pour le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord et les Îles-de-la-Madeleine
Deux manifestantes tiennent des affiches sur lesquelles il est écrit « J'appuie mon équipe de négo » et « Deux pour cent, c'est pour le lait ».

Quelques fonctionnaires fédéraux montrent leur appui aux manifestants.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le vice-président pour la région du Québec de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Yvon Barrière, souligne aussi que ses membres veulent la parité salariale avec leurs homologues du secteur privé.

« Parce que dans la plupart des corps de métier nous sommes en retard. Trop longtemps on a pensé que les fonctionnaires étaient gras dur, mais ce n’est plus vrai actuellement. »

— Une citation de  Yvon Barrière, vice-président pour la région du Québec de l’Alliance de la fonction publique du Canada
Le responsable parle aux manifestants qui se trouvent dehors, en hiver, devant un édifice fédéral.

Le vice-président pour la région du Québec de l’Alliance de la fonction publique du Canada motive les troupes qui manifestent à Matane.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le syndicat affirme que la ministre du Conseil du Trésor a quitté la table de négociations.

Questionnée en point de presse sur le sujet lundi, la ministre Mona Fortier a plutôt affirmé que ce sont les syndiqués qui ont quitté la table. Elle dit leur tendre la main et invite l’Alliance à poursuivre les négociations.

Par courriel, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada affirme être résolu à négocier de bonne foi afin de conclure des conventions collectives qui sont justes pour les employés et raisonnables pour les Canadiens.

« [l’Alliance] avait une liste de plus de 500 revendications et demandait des augmentations moyennes, y compris les salaires et d'autres dispositions, allant jusqu'à 14 % par année pour l'ensemble de ses groupes de négociation [...] Nous venions tout juste de présenter notre offre financière initiale. C'est pourquoi le gouvernement demeure à la table, prêt à poursuivre les négociations de bonne foi afin de conclure des ententes qui sont justes pour les employés et raisonnables pour les Canadiens », ajoute le ministère dans son message.

En attendant, c'est la commission de l’intérêt public qui a pour mission d'écouter les deux parties.

Elle doit déposer un rapport au début de l’an prochain. S’il n’est pas accepté, les fonctionnaires pourront se prononcer sur des moyens de pression plus importants, comme la grève.

Le syndicat représente 165 000 membres, dont 1700 se trouvent dans l’Est-du-Québec.

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