•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Violence conjugale : les organismes et la SQ sortent dans la rue

Isabelle Côté s'adresse à deux jeunes hommes attablés dans un restaurant.

Isabelle Côté, coordonnatrice à la maison d'hébergement Le Nid de Val-d’Or, a visité des restaurants à l’heure du dîner en compagnie de policiers de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Des maisons d’hébergement pour femmes de la région et la Sûreté du Québec sont allées à la rencontre de la population jeudi à l'occasion d’une opération provinciale de sensibilisation.

Cette activité était organisée à l'occasion des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Les organismes et la SQ voulaient ainsi inciter davantage de femmes à faire appel aux services d’aide mis à leur disposition si elles sont victimes de violence physique, économique, sexuelle ou verbale.

On veut leur dire que nous sommes là pour elles, souligne Isabelle Côté, coordonnatrice à la maison d'hébergement Le Nid de Val-d’Or, qui a visité des restaurants à l’heure du dîner.

« C’est important de sensibiliser non seulement les femmes mais aussi l’ensemble de la population. Souvent, les gens autour constatent que la femme vit beaucoup de situations difficiles et qu’elle n’ose pas dénoncer pour en sortir. On sent que les gens sont davantage sensibilisés, mais il y a encore beaucoup de travail à faire. »

— Une citation de  Isabelle Côté, coordonnatrice à la maison d'hébergement Le Nid de Val-d’Or

Projet Rabaska : demandes en hausse

Un groupe de huit personnes pose pour la photo.

L’équipe de coordonnateurs régionaux du projet Rabaska. Dans la rangée du haut, de gauche à droite : le capitaine François Côté (SQ), Stéphanie Coutu (Maison L’Équinoxe), Anne-Renée Jacob (Rabaska), Nancy Bouchard et Stéphanie Caron (CAVAC-AT) ainsi que le lieutenant Gabriel Bélanger (SQ). À l’avant : Cathy Allen (Maison Alternative pour Elles) et Chantal Lessard (SATAS).

Photo : Gracieuseté

Le projet régional Rabaska, qui permet de créer des cellules d’intervention rapide pour prévenir les homicides conjugaux, a constaté une augmentation du nombre de ses interventions au cours des derniers mois. Déjà, une trentaine de demandes de soutien et d’évaluation des risques lui ont été adressées depuis le 1er avril, comparativement à 23 pour toute l’année précédente.

Nos partenaires sur le terrain constatent une hausse du nombre de cas, confirme Anne-Renée Jacob, directrice de Rabaska. La détresse sociale est importante, mais on sent aussi que Rabaska est davantage connu. Il y a eu beaucoup de sensibilisation et les gens connaissent mieux les facteurs de risque. Le fait qu’on parle beaucoup des féminicides dans les médias rend les intervenants plus alertes quand ils sont en présence de personnes qui ont un potentiel homicide.

Les interventions de Rabaska ont permis de créer des filets de sécurité autour de 67 personnes directement visées par un risque d’homicide conjugal ou intrafamilial en 2021-2022, y compris 19 enfants.

Afin de mieux répondre à la demande et de soutenir les partenaires dans chaque secteur, l’organisme vient d’ailleurs d’ajouter quatre coordonnateurs régionaux à son équipe.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...