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Un projet de recherche pour améliorer la compréhension des gangs de rue autochtones

La photo de Robert Henry, chercheur à l'Université de la Saskatchewan.

Robert Henry, chercheur à l'Université de la Saskatchewan, espère que son projet de recherche va aider les politiques destinées à mieux combattre les taux élevés d'incarcération chez les Autochtones dans les provinces des Prairies.

Photo : Fournie par Robert Henry

Radio-Canada

Robert Henry, professeur adjoint en études autochtones à l'Université de la Saskatchewan et Métis, dirige un projet de recherche qui vise à mieux comprendre les gangs de rue autochtones et leur mode de vie, par le biais de l'engagement communautaire.

Il existe énormément de recherches sur les gangs à l'échelle mondiale. Cependant, il n'y en a pas assez en ce qui a trait aux gangs autochtones dans les Prairies, comme l'explique Robert Henry, titulaire d'une chaire de recherche du Canada sur la justice et le bien-être des Autochtones. 

Nous devons examiner en quoi nous sommes uniques et quelles sont les raisons pour lesquelles les gens s'engagent , affirme le chercheur qui a obtenu une bourse récurrente de 120 000 $ pour les cinq prochaines années pour sa recherche.

Selon le chercheur, il existe des idées fausses sur les gangs de rue autochtones dans la région.

Je pense que l'une de ces idées fausses est qu'une fois que l'on fait partie d'un gang on y reste pour toujours. En réalité, le temps que les individus passent au sein du gang est très court, affirme Robert Henry.

Ogijiita Pimatisiwin Kinamatwin (OPK), une organisation de Winnipeg et Str8 Up, un groupe établi à Saskatoon qui aide les gens à sortir des gangs, font partie des deux organisations qui travaillent aux côtés du chercheur de l'Université de la Saskatchewan.

Ce dernier affirme qu’il s’agit d'un groupe de travail inclusif et composé de personnes ayant fait partie de gangs.

La structure de ce projet de recherche est un pas dans la bonne direction, par rapport aux anciennes recherches, selon le directeur général du groupe SRT8 Up, Russ Misskey.

Ils [les chercheurs] ont toujours voulu venir interviewer ces personnes et établir des liens avec elles, mais on a tendance à se limiter à ce processus d'entrevue, déclare Russ Misskey, enthousiaste à l'idée que d'anciens membres de gangs participeront à la recherche tout au long du projet.

Ce sont eux qui rencontreront les chercheurs et ils seront formés pour être des facilitateurs. Ainsi, ils aideront à formuler les questions, à élaborer le processus et à acquérir les compétences nécessaires pour mener à bien cette recherche, explique Russ Misskey.

L'espoir de réduire le taux d’incarcération

Quatre personnes sur cinq détenues dans les prisons de la Saskatchewan sont d’origine autochtone, selon la ministre des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique, Christine Tell.

Cette tendance à la surreprésentation des Autochtones en milieu carcéral est également observée sur le plan national.

Grâce à cette recherche, Robert Henry espère modifier les politiques à l'échelle municipale, provinciale et fédérale et créer un modèle pour les organismes à but non lucratif qui cherchent à soutenir les personnes impliquées dans les gangs, afin de faire baisser le taux d'incarcération des Autochtones.

Avec les informations de Will McLernon

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