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Malaise en Alberta face aux pressions de Danielle Smith contre l’obligation vaccinale

Danielle Smith s'adresse aux médias devant un podium.

Danielle Smith a remporté l'élection partielle de Brooks-Medicine Hat avec 54,5 % des voix.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Sofiane Assous

La menace de la première ministre Danielle Smith de faire des pressions sur les entreprises et les organismes qui continueraient d’exiger une preuve de vaccination contre la COVID-19 pèse sur plusieurs secteurs d’activité économique en Alberta et crée de l’incertitude pour l’organisation de futurs évènements.

Danielle Smith a renoncé à déposer un projet de loi sur la protection des personnes non vaccinées, mais a ensuite affirmé que son gouvernement contactait directement les organismes et les entreprises pour qu’ils mettent un terme à leurs mesures sanitaires.

Lundi, elle a affirmé avoir demandé à un ministre d'appeler une production cinématographique parce qu'elle avait entendu dire qu'on n'y emploierait pas de coiffeuses refusant la vaccination.

Cette déclaration jette un véritable pavé dans la mare dans l'industrie de la télévision et du cinéma de la province.

Pour le commissaire au cinéma de l’organisme Calgary Economic Development, Luke Azevedo, il y a encore beaucoup de travail à venir dans l’industrie en 2023, mais les professionnels du secteur doivent comprendre ce que le gouvernement albertain veut exactement.

Nous voulons nous assurer que, au fur et à mesure que nous attirons des productions en Alberta et que nous facilitons ces productions, que tout le monde comprend les orientations [sanitaires], explique-t-il. Si l'une des productions qui arrivent a des préoccupations concernant notre protocole, nous devons être en mesure de le clarifier.

Un défilé avec des mascottes dans les rues de Whitehorse.

Le Comité international des Jeux d'hiver de l'Arctique a révoqué sa politique de vaccination obligatoire contre la COVID-19 pour les participants aux jeux de Wood Buffalo en janvier 2023.

Photo : Matisse Harvey

Des commentaires incorrects

Contredisant la déclaration de Danielle Smith, le président du Comité international des Jeux d'hiver de l'Arctique, John Rodda, affirme que la fin de l'obligation de vaccination pour participer aux jeux de 2023, à Wood Buffalo, n'a rien à voir avec une quelconque pression du gouvernement de l'Alberta.

Lundi, la première ministre a indiqué qu'elle avait demandé aux organisateurs des Jeux d'envisager l’abandon de l'obligation vaccinale, en réponse à la demande de financement du comité.

Les Jeux d'hiver de l'Arctique voulaient que nous leur accordions 1,2 million de dollars, alors qu'ils pratiquaient une discrimination à l'encontre des athlètes en leur disant qu'ils devaient être vaccinés, a expliqué Danielle Smith.

Nous leur avons donc demandé de reconsidérer leur politique de vaccination à la lumière de nouvelles informations, et ils l'ont fait, a-t-elle ajouté.

John Rodda dit que ce n'est pas le cas. Les commentaires de Danielle Smith sont incorrects [car] les fonds étaient déjà attribués depuis deux ans et il n'y a eu aucune condition liée à l'obligation vaccinale.

« C'était de l'argent qui provenait d'Alberta Sport Connection, avant sa dissolution. Et ces fonds étaient déjà alloués à l'ensemble de la société dans la municipalité régionale de Wood Buffalo. »

— Une citation de  John Rodda, président du Comité international des Jeux d'hiver de l'Arctique

Il n'y a donc pas eu de communication, conclut-il.

Une décision collégiale

Des jeunes font du patinage de vitesse.

Pour les joutes de 2023, Wood Buffalo accueillera jusqu'à 2000 personnes, entre participants, bénévoles et organisateurs.

Photo : Photo fournie par Martine Dupont

La décision de la levée de l’obligation de vaccination a été prise en concertation avec les autorités locales, pour s'aligner sur les conseils actuels de la santé publique, explique John Rodda. Elle a été guidée par les responsables de la santé publique.

Il affirme que la décision d'abandonner la politique de vaccination était également basée sur ce qui se passe dans de nombreuses juridictions et en tenant compte de toutes les conditions actuelles des avis sanitaires.

Comme il s'agit d'un événement international, huit juridictions sont concernées par les Jeux, explique-t-il.

Les Jeux d'hiver de l'Arctique devaient se tenir en mars 2022, mais ont été reportés en raison de la pandémie de la COVID-19.

Avec les informations d'Anna Desmarais

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