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Le conducteur qui a heurté une poussette à Sherbrooke sera accusé de conduite dangereuse

Un véhicule du SPS près d'un passage de piétons entouré d'un ruban de sécurité.

Le bébé pourrait conserver des séquelles graves de l'accident. (archives)

Photo : Radio-Canada / Fanny Geoffrion

L’automobiliste qui a heurté une poussette dans laquelle se trouvait un bébé sur le boulevard de Portland en août dernier, à Sherbrooke, devra faire face à la justice. Une accusation de conduite dangereuse sera portée contre lui. 

L’homme de 37 ans avait percuté la poussette, poussé par un père, au passage piétonnier situé à l’angle du boulevard et de la rue Wilson.

Notre enquête, dans ce triste dossier, a amené le Directeur des poursuites criminelles et pénales à accepter le dépôt de l'accusation, explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke (SPS), Martin Carrier.

La fillette de cinq mois qui se trouvait dans la poussette a subi des blessures sérieuses et les médecins ont craint pour sa vie. Selon le SPS, le poupon est toujours en vie, mais ne serait pas encore remis complètement de l'accident.

« Peut-être qu’au cours des prochains mois, on en saura un peu plus, mais on parle de graves séquelles pour sa santé.  »

— Une citation de  Martin Carrier, porte-parole du SPS

Le conducteur avait dû être transporté au centre hospitalier pour y soigner un choc nerveux. 

Il comparaîtra par voie de sommation à la Cour du Québec. Le SPS souligne que l’enquête se poursuit et que d’autres accusations pourraient être portées contre lui.

Selon l'avocat criminaliste Patrick Fréchette, la peine dans ce genre de dossier peut aller jusqu'à l'emprisonnement.

Il y a des peines minimales qui sont prévues par la loi, des peines minimales d’amendes, je dirais, mais la gravité objective est prévue à 14 ans, souligne-t-il. 

Réduire la vitesse dans les secteurs résidentiels?

Vicky Jubinville réside à proximité des lieux du drame depuis une trentaine d'années et a assisté à l'accident. Elle soutient que les automobilistes roulent très rapidement dans ce secteur.

Au moins deux fois par année, il y a des accidents assez graves qui se produisent ici. [...] Ils ont mis une clôture et une petite lumière qui flash, mais ça n'a pas changé grand-chose, soutient-elle. C’est un coin où les gens vont vite. 

Jeannine, une brigadière qui sécurise l'intersection depuis une quinzaine d'années, croit pour sa part que seul un feu d'intersection pourrait régler le problème. Ils ont dépensé une fortune pour rendre le coin sécuritaire, sans succès. Il faut une lumière rouge pour que les gens arrêtent.

Une poussette endommagée sur un terre-plein.

L'intersection n'est pas sécuritaire, selon des résidents qui connaissent bien le secteur.

Photo : Radio-Canada / Fanny Geoffrion

La présidente de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, Catherine Boileau, avait mentionné au lendemain de l'accident que ce passage était le plus sécurisé du territoire, et souhaitait attendre les résultats de l'enquête avant de déterminer quelles mesures pourraient être ajoutées.

Au niveau de la traverse, c’est vraiment le nec plus ultra. L’incident comme tel, ça n’a rien à voir non plus avec un virage à gauche. C’est la conduite du propriétaire du véhicule qui circulait sur Portland, a-t-elle réitéré jeudi.

Selon elle, l’intersection ne répond pas aux critères du ministère des Transports pour l’ajout d’un feu de circulation. Pour l'instant, la Ville ne prévoit pas modifier le passage piéton. 

La Commission souhaite toutefois déposer une résolution lors du prochain conseil municipal pour abaisser la limite de vitesse dans les secteurs résidentiels à 40 km/h.

Si cette proposition allait de l'avant, la Ville serait cependant obligée de mettre des pancartes indiquant cette limite à toutes les rues collectrices. Pour éviter que la Ville paie ces frais, Catherine Boileau voudrait que la réglementation soit étendue partout au Québec.

Là, ce n'est pas la Ville, mais le provincial qui demande de [changer la réglementation]. Donc, si c'est le provincial, c'est lui qui assume la facture, explique-t-elle.

Avec des informations de Thomas Deshaies

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