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Des communautés métisses menacent de saisir la justice contre la constitution de la MNA

Des personnes lèvent la main pour voter.

Le processus de ratification de la Constitution a été approuvé lors de la dernière assemblée générale de la Nation métisse de l'Alberta, en août 2022. (Archives)

Photo : Facebook/Nation métisse de l'Alberta

Radio-Canada

Quatorze communautés métisses menacent de saisir la justice contre une constitution, qui serait le premier jalon de l’autonomie gouvernementale de la Nation métisse de l’Alberta (MNA), si elle est ratifiée. Les membres de la MNA ont commencé à voter la ratification de la constitution du gouvernement otipemisiwak, le 1er novembre. Les bureaux de vote ferment mercredi.

Si elle est ratifiée, la nouvelle constitution permettra à la MNA de récupérer des terres, de les protéger et de les préserver. Elle prévoit aussi des lignes directrices sur la façon dont l’éducation, la culture, la langue et la santé seront gérées. La version finale du document a été approuvée lors de la dernière assemblée générale annuelle.

Les communautés et les établissements métis qui s’y opposent, dont la Nation métisse de Fort McKay, l'association communautaire de Lac Ste. Anne et la section 2003 de la MNA à Lethbridge, estiment que la MNA n’a pas bien consulté ses membres.

Le président de la section locale métisse de Lethbridge, Adam Browning, dit qu’il appuie l'autonomie gouvernementale, mais il a des réserves sur la façon dont les transferts fédéraux seront répartis. Certaines communautés sont à risque de disparaître à cause de cette constitution, juge-t-il.

Au début du mois de novembre, lorsque le vote de ratification a commencé, des leaders de communautés, des nations et des établissements métis se sont rencontrés pour discuter de leurs objections. Selon eux, le résultat de cette rencontre a été une solidarité sans précédent contre la constitution.

Les leaders présents à la rencontre d’Edmonton sont élus démocratiquement. Ils représentent leurs communautés. La MNA n’a pas le pouvoir de gouverner qui que ce soit. C’est une personne morale, ce n’est pas un gouvernement, précise le communiqué de presse conjoint des 14 communautés.

Audrey Poitras, Carolyn Bennett et d'autres personnes signent des papiers. Les drapeaux de la Nation métisse sont derrière eux.

Le processus d'autonomie gouvernementale a commencé lorsque l'Entente de reconnaissance et de mise en œuvre de l’autonomie gouvernementale des Métis de l'Alberta a été signée en 2019.

Photo : Courtoisie de Métis Nation of Alberta

Les communautés ont également écrit au ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, pour lui demander un moratoire sur la constitution. Le gouvernement fédéral doit s’assurer que l’argent public donné à la nation métisse de l’Alberta sera bien utilisé, ajoute Adam Browning.

Garrett Tomlinson, le directeur principal de l’établissement de l’autonomie gouvernementale à la MNA, assure qu'il n'a pas entendu beaucoup de critiques. Il rappelle que les consultations avec les membres ont duré presque trois ans.

« Je n’ai pas vraiment l’impression qu’il y a beaucoup d'opposition. »

— Une citation de  Garrett Tomlinson, directeur principal de l’établissement de l’autonomie gouvernementale, MNA

C’est décevant. C’est une avancée historique et positive vers la réconciliation et l’autodétermination des membres de la MNA. Nous ne voulons pas représenter les personnes qui ne veulent pas qu’on les représente.

Selon lui, des objections viennent principalement de personnes qui ne sont pas membres de communautés métisses.

Ailleurs sur le web :

Le texte de la constitution (Nouvelle fenêtre) (en anglais)

Avec des informations de Katarina Szulc

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