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Marchand ferme la porte à toute hausse de taxes supérieure à 2,5 %

Bruno Marchand lors d'une mêlée de presse dans les couloirs de l'hôtel de ville de Québec.

Bruno Marchand refuse d'envisager une hausse de taxes supérieure à 2,5 % pour l'année 2023.

Photo : Radio-Canada

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a beau avoir besoin des partis d’opposition pour entériner son budget 2023, il n’ira pas jusqu’à hausser les taxes municipales pour s’assurer de l’appui d’une majorité d’élus.

Je vous le dis, là, il va falloir me passer sur le corps. On n'augmentera pas les taxes des citoyens. On est allés à la limite de ce que les citoyens peuvent payer, a déclaré le maire mercredi lors d’une mêlée de presse à l’hôtel de ville.

Bruno Marchand réagissait à la sortie du chef de l’opposition, Claude Villeneuve, qui se demande si une hausse de taxes supérieure à 2,5 % n’aurait pas permis d’éviter aux commerçants et aux citoyens une série de chocs tarifaires.

1000 $ de plus

Il a donné l'exemple de l’augmentation du coût des permis d'exploitation de terrasses et des vignettes de stationnement, deux mesures inscrites au budget 2023. Selon M. Villeneuve, augmenter davantage les taxes aurait permis de mieux répartir la charge fiscale.

Un commerçant va payer son permis [de terrasse] 1000 $ de plus. C’est une augmentation importante par rapport à une hausse de taxes de 70 $, a fait valoir le chef du parti Québec d’abord.

Claude Villeneuve lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec.

Claude Villeneuve reproche à l'administration Marchand la manière « brusque » dont elle a annoncé aux commerçants la hausse du coût des permis d'exploitation de terrasses (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

Bruno Marchand ne croit pas que la hausse du coût des permis puisse être qualifiée de choc tarifaire.

On ne revient pas où on était avant la pandémie. On revient à peu près au tiers d'où on était avant la pandémie. On l'annonce six mois d'avance au minimum. Donc, il n'y a pas de choc tarifaire. On n'est pas là. On est dans la prévisibilité, a martelé le maire.

Changements climatiques

M. Marchand a également critiqué le motif invoqué par la deuxième opposition pour refuser d'appuyer son budget, soit la réserve de 15 millions destinée à adapter les infrastructures de la Ville aux changements climatiques.

L’administration Marchand prévoit allouer 300 millions à cette réserve d’ici 2028. Selon la deuxième opposition, la création de ce fonds se traduira à terme par une taxe moyenne de 172 $ par année par contribuable.

Éric Ralph Mercier et Patrick Paquet lors d'un point de presse à l'extérieur de l'hôtel de ville de Québec.

Patrick Paquet (à droite) croit que la réserve pour faire face aux changements climatiques va coûter cher aux contribuables de Québec (archives).

Photo : Radio-Canada

Bruno Marchand a mentionné que la constitution de cette réserve avait pour but de préparer la Ville en vue du jour où le gouvernement du Québec mettra à la disposition des municipalités des enveloppes pour les aider à adapter leurs infrastructures aux changements climatiques.

Nous, on va être prêts, on va avoir préparé l'avenir. On n'aura pas dit aux gens : "Pendant que c'était le temps de le faire, on n'était pas là, on n'y pensait pas. On ne pensait pas que c'était important", alors que tout le monde en 2022 nous dit : "Les changements climatiques vont arriver [et] vont avoir des effets chez les citoyens", a-t-il lancé.

La position de la deuxième opposition relève selon lui d'une mentalité d’une autre époque.

« Si on ne se prépare pas [aux changements climatiques], on n'appelle plus juste ça jouer à l'autruche, là, on est vraiment dans le déni total, et ça, ce n'est pas gouverner. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Bruno Marchand a également réagi à la sortie de Jackie Smith à propos de la décision de la Fondation des Canadiens de construire une patinoire réfrigérée à Québec en vertu de son programme Bleu Blanc Bouge.

Un cadeau de luxe?

Selon la cheffe de Transition Québec, cela représente un projet de luxe. Elle croit que les efforts de la Ville devraient plutôt aller à des besoins qu’elle juge plus urgents.

En fait, là où j'aimerais voir l'argent investi, c'est justement [pour] rendre le transport en commun gratuit pour les aînés ou [pour] investir dans le logement social ou dans l'itinérance. C'est là que les besoins sont criants, a plaidé Mme Smith.

Un toit sur piliers surplombe une patinoire extérieure.

La Fondation des Canadiens va aménager au parc Victoria une patinoire Bleu Blanc Bouge semblable à celle qu'elle a inaugurée à Val-d'Or (notre photo) l'an dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Bruno Marchand a rétorqué que la Ville pouvait agir sur tous ces fronts sans pour autant se priver du cadeau de deux millions offert par la Fondation des Canadiens. Cette somme, a fait remarquer le maire, ne pourrait pas servir à autre chose de toute façon.

Pas pour planter des arbres

On va dire non aux deux millions [parce que] ce n'est pas important? [Parce que] nous, on plante des arbres? Cet argent-là, la Fondation des Canadiens ne nous le donnera pas pour qu’on plante des arbres. Ce n'est pas à ça que [la fondation] est dévolue, a insisté Bruno Marchand.

Il soutient que la construction d’une patinoire réfrigérée dans un quartier moins nanti s’inscrit dans la mission de la Ville de favoriser l’intégration sociale et la santé durable.

Les études le démontrent : quand les infrastructures sont à proximité d’où on vit, les gens sont plus en santé. C'est ça, aussi, une ville de développement durable, a fait valoir le maire.

Avec la collaboration d’Olivier Lemieux

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