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La SQ lance une campagne de sensibilisation à la violence entre partenaires intimes

Un policier remet un dépliant explicatif à une automobiliste.

Des barrages routiers ont été établis un peu partout dans la province, dont celui-ci, à Coaticook. Un policier remet un dépliant explicatif à une automobiliste.

Photo : Radio-Canada / Jacques Lamarche

Radio-Canada

Quatre femmes sur 10 seront victimes de violence conjugale au Québec au cours de leur vie alors qu'une femme en meurt tous les six jours au Canada. Afin de sensibiliser la population à ce fléau, la Sûreté du Québec (SQ) lance une campagne de sensibilisation de grande envergure mercredi, un peu partout au Québec, à l'occasion des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes.

Des barrages ont été établis par la SQ sur divers axes routiers de la province et dans des lieux publics, notamment des milieux de travail, afin de conscientiser les citoyens à ce problème et de parler des ressources disponibles. Les policiers sont accompagnés d'intervenantes de maisons d'hébergement et remettent des feuillets explicatifs ainsi que des cartes de visite des organismes d'aide. En tout, 89 points de sensibilisation ont été installés pour la journée.

Grâce à cette initiative, la SQ souhaite que les gens soient plus vigilants en ce qui a trait aux comportements conjugaux violents et qu'ils soient même en mesure de repérer des victimes de ce type de violence parmi leurs proches. En 2021, la SQ a d’ailleurs ouvert 13 000 dossiers pour violence entre partenaires intimes, une augmentation de 28 % par rapport à l'année précédente.

Seuls, on n'arrive pas [à contrer ce fléau], explique Caroline Girard, lieutenante-coordonnatrice provinciale à la lutte contre la violence entre partenaires intimes à la SQ. On a tendance à agir en réaction. On essaie d'agir en amont, en prévention. Oui, c'est l'affaire de la police et des maisons d'hébergement, mais c'est aussi l'affaire de tous les citoyens.

Pour arriver à changer les choses, il faut que tout le monde prenne un petit bout de la responsabilité, ajoute pour sa part la responsable du soutien clinique et de la formation à SOS Violence conjugale, Claudine Thibaudeau. C'est un geste qui a une grande valeur et c'est un modèle pour notre société.

Des dépliants sont remis aux automobilistes.

Des dépliants sont remis aux automobilistes.

Photo : Radio-Canada / Jacques Lamarche

Ouvrir une porte et mieux conscientiser

Le dépliant offert aux citoyens est imprimé dans plusieurs langues et explique notamment comment la violence peut s'exprimer. Il aborde autant les sévices physiques que la maltraitance économique et émotionnelle et même comment un individu peut agresser une personne par l'entremise du système judiciaire.

Pour une victime, ce n’est pas toujours évident de se désigner comme telle, explique Caroline Girard. C’est un processus, ça demande un peu de temps. En ayant le soutien de proches, de collègues de travail, des policiers, des policières, ça peut faire une grande différence.

« Même si l’intervention ne donne pas un résultat immédiat, on ouvre la porte à la victime pour qu’elle puisse nous rappeler. On peut avoir cette porte ouverte-là pour qu’on puisse changer sa trajectoire de vie. »

— Une citation de  Caroline Girard, lieutenante-coordonnatrice provinciale à la lutte contre la violence entre partenaires intimes à la Sûreté du Québec

La SQ espère aussi que grâce à ce type d’interventions, des gens qui ont des comportements violents auront une prise de conscience.

Collaboration saluée

De nombreux organismes spécialisés en intervention auprès des victimes de violence participent à cette activité.

SOS Violence conjugale, les regroupements de maisons d’hébergement, les maisons d’hébergement elles-mêmes ainsi que l'organisme Rebâtir, notamment, prennent part à cette activité.

SOS Violence conjugale a par ailleurs salué l’initiative de la Sûreté du Québec. Nous sommes ravies de ce message clair de mobilisation et d’engagement dans la lutte contre la violence conjugale. Nous espérons que le message collectif fort véhiculé dans cette activité puisse rayonner largement dans la population, a mentionné l’organisme par voie de communiqué.

Les 12 jours d'action contre la violence faite aux femmes se termineront le 6 décembre, soit lors de la journée commémorative de la tuerie à l'École polytechnique de Montréal.

Avec les informations de Brigitte Marcoux

Si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez téléphoner sans frais au 1 800 363-9010 ou encore consulter le site web sosviolenceconjugale.ca.

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