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Twitter met au rancart ses règlements contre la désinformation liée à la COVID-19

Une illustration montre Elon Musk sur l'écran d'un téléphone intelligent, entouré d'une nuée de petits oiseaux blancs, le logo de Twitter.

Elon Musk a racheté Twitter le 27 octobre 2022.

Photo : afp via getty images / SAMUEL CORUM

Agence France-Presse

Fini le temps des promesses et garanties : Elon Musk a entrepris de bouleverser la modération des contenus sur Twitter. Ayant plus tôt annoncé le rétablissement en masse de comptes bannis, l’entreprise met maintenant fin à la lutte contre la désinformation sur la pandémie de COVID-19.

Depuis le 23 novembre 2022, Twitter n'applique plus le règlement concernant les informations trompeuses sur la COVID-19, indique un très rare, et très bref, communiqué de l'entreprise de San Francisco qui n'a été relayé que mardi par la presse américaine.

Comme Facebook, Instagram et YouTube, pendant la pandémie, Twitter avait mis en place des règles spécifiques pour lutter contre les fausses informations en matière de santé. La plateforme avait notamment décidé de signaler et de retirer les messages contenant de la désinformation sur les vaccins contre la COVID-19, puis de suspendre les comptes concernés au bout de cinq rappels à l'ordre.

Nous pensons que ce système d'avertissements aidera à éduquer le public sur nos règlements et à mieux réduire la propagation d'informations potentiellement dangereuses ou trompeuses sur Twitter, avait expliqué le réseau social en mars 2021.

Elon Musk, propriétaire et patron de la plateforme depuis un mois, prône toutefois une vision absolue de la liberté d'expression.

De plus, il n'a jamais fait mystère de son opinion au sujet des restrictions sanitaires mises en place pendant la pandémie, surtout quand elles signifiaient la fermeture temporaire de son usine Tesla en Californie.

Dire aux gens qu'ils ne peuvent pas quitter leurs maisons et qu'ils seraient arrêtés s'ils le faisaient, c'est fasciste. Ce n'est pas démocratique. Ce n'est pas la liberté. Rendez aux gens leur satanée liberté, avait-il exprimé avec emportement en avril 2020, lors d'une conférence téléphonique pour les analystes financiers.

Musk se dit la voix du peuple

À son arrivée à la tête de Twitter, et entre deux provocations, le multimilliardaire a tenté de rassurer les groupes militants et les publicitaires qui craignaient une flambée de contenus toxiques (discours de haine, désinformation, etc.) sur le média social.

Il a répété que le règlement de la plateforme n'avait pas changé et que les comptes bannis ne seraient pas rétablis avant la création d'un conseil de modération des contenus.

Peine perdue : de nombreuses entreprises ont fui Twitter, et Elon Musk, s'estimant trahi, est passé à l'action. Il a lancé des sondages sur son profil, reflétant selon lui la voix du peuple, et a fait réactiver le profil de l'ex-président Donald Trump (suspendu en janvier 2021 pour appel à la violence).

D'après le média en ligne spécialisé en nouvelles techno Platformer, le bouillant dirigeant a aussi demandé à son personnel de rétablir quelque 62 000 comptes qui avaient été bannis pour des infractions répétées.

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