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La Niña se montre têtue et pourrait perdurer jusqu’en mars

Carte des températures de surface de l'océan Pacifique en avril 2021.

Le phénomène de La Niña provoque un refroidissement d'une partie des eaux de surface du Pacifique.

Photo : NOAA

Agence France-Presse

La Niña – le phénomène climatique notamment responsable de l'aggravation de la sécheresse dans la Corne de l'Afrique – se montre « inhabituellement têtue » et pourrait perdurer jusqu'en février voire mars, a prévenu l'ONU mercredi.

Les calculs de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) montrent qu' il y a 75 % de risque que La Niña perdure sur la période décembre-février 2022/2023 et 60 % de risque pour la période de janvier à mars, souligne l'organisation dans un communiqué.

Des précipitations de mousson plus intenses et plus longues en Asie du Sud-Est sont associées à La Niña, et notamment au Pakistan, qui a connu des inondations catastrophiques en juillet et en août.

C'est la première fois de ce siècle et seulement la troisième fois depuis 1950 que La Niña dure pendant trois hivers consécutifs dans l'hémisphère Nord (ou trois étés consécutifs dans l'hémisphère Sud), selon le nouveau bulletin Info-Niño/Niña publié par l'OMM.

L'agence onusienne estime à 55 % les chances que le monde connaisse une période sans La Niña ou son opposé El Niño durant la période février-avril 2023. Une estimation qui grimpe à 70 % sur les mois de mars à mai.

Impact sur les précipitations

Le phénomène appelé La Niña provoque un refroidissement d'une partie des eaux de surface du Pacifique, influençant le cycle de précipitations et le climat de certaines régions du globe.

La zone du Pacifique tropical est sous influence de La Niña, avec de courtes interruptions, depuis septembre 2020, « mais cela n'a eu qu'un effet limité de refroidissement sur les températures mondiales », souligne le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, qui n'a de cesse de mettre en garde contre les ravages du changement climatique.

Les huit dernières années devraient être les plus chaudes jamais enregistrées et l'élévation du niveau de la mer et le réchauffement des océans se sont accélérés, ajoute-t-il.

Selon le rapport provisoire de l'OMM sur l'état du climat mondial 2022, les régimes de précipitations dans de nombreuses régions cette année ont été marqués par La Niña.

En Patagonie, en Amérique du Sud et dans le sud-ouest de l'Amérique du Nord, ainsi qu'en Afrique de l'Est, les conditions météo ont été plus sèches. En Afrique australe, dans le nord de l'Amérique du Sud et dans l'est de l'Australie, elles ont été plus humides.

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