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Syndrome post-COVID-19 : le Nouveau-Brunswick commence à publier des renseignements

Une jeune femme tousse dans son coude.

La toux est l'un des symptômes persistants signalés par de nombreux Canadiens infectés par la COVID-19. (Archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a tout récemment ajouté à son site web une section qui porte sur le syndrome post-COVID-19.

Il arrive dans certains cas que des personnes continuent d’avoir des symptômes de la COVID-19 pendant plus de 12 semaines. C’est ce qu’on appelle le syndrome post-COVID-19, peut-on lire sur cette page web (Nouvelle fenêtre).

La nouvelle section offre des renseignements sur les symptômes, les mesures que les gens peuvent prendre à la maison pour atténuer les symptômes ainsi que des conseils à l’intention de leurs proches.

L’ajout a été effectué peu après la publication par la section néo-brunswickoise du groupe de citoyens PoP (Protect our Province) de centaines de pages de documents et de courriels du gouvernement obtenus en vertu d’une demande d’accès à l’information.

Un membre du groupe actif sur Twitter, @HallwayOrchard, a récemment publié un message à ce sujet. Selon lui, ces documents illustrent le niveau choquant de tromperie commis contre la population du Nouveau-Brunswick quant à l’étendue réelle des risques dissimulés et l’abandon des préceptes de la santé publique.

Cet intervenant réclamait que la santé publique informe la population des véritables risques de l’exposition forcée après l’abandon, en mars, des mesures sanitaires obligatoires telles que le port du masque dans les lieux publics.

Un porte-parole du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick, Adam Bowie, assure pour sa part que le syndrome post-COVID-19 fait l’objet d’études scientifiques.

La santé publique appuie le principe d’un gouvernement responsable, ce qui signifie réviser, vérifier et tester rigoureusement tous les renseignements pertinents pour la population, explique M. Bowie.

« Les informations les plus importantes sont rendues publiques lorsqu’elles sont jugées pertinentes par les experts de la santé publique. »

— Une citation de  Adam Bowie, communications, ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick

L’Agence de la santé publique du Canada a effectué une mise à jour sur le syndrome le 20 octobre. Le Nouveau-Brunswick a adopté cette définition, indique M. Bowie.

Les autorités provinciales ont approuvé le contenu de la nouvelle page web le 4 novembre et elles l’ont envoyé au service de traduction, selon M. Bowie, c’est-à-dire avant que le groupe PoP publie les autres documents en question.

La version finale de la page web dans les deux langues officielles a été approuvée le 24 novembre et mise en ligne peu après, précise le porte-parole.

Selon Statistique Canada (Nouvelle fenêtre), 25,8 % des Canadiens adultes qui ont contracté la COVID-19 avant décembre 2021 ont eu des symptômes qui ont duré au moins trois mois.

Le groupe PoP reste sur sa faim

Cheryl Johnson, membre du groupe PoP du Nouveau-Brunswick établie à Saint-Jean, juge que la page web est un bon point de départ, mais qu’il faut en faire plus.

Elle souligne que l’Agence de la santé publique du Canada indique sur son site web que 15 % des cas de COVID-19 sont de longue durée, que 20 % d’entre eux ont des conséquences sur les activités quotidiennes et que 50 % d'entre eux produisent des symptômes qui durent plus d’un an.

Cheryl Johnson porte un masque sanitaire.

Cheryl Johnson, mère de deux enfants à Saint-Jean, dont un qui est vulnérable à la COVID-19 en raison d’autres problèmes de santé, fait partie de la section néo-brunswickoise du groupe PoP, c’est-à-dire « Protect our Province » ou protégez notre province.

Photo : Gracieuseté/Cheryl Johnson

Cheryl Johnson estime que la page web du gouvernement provincial devrait aussi présenter ce genre de renseignements pour que les gens comprennent la gravité de cette maladie. Elle dit connaître des êtres chers qui souffrent du syndrome, qui sont incapables de travailler pour cette raison et qui connaissent donc d’importantes difficultés financières.

Les autorités médicales du Nouveau-Brunswick vont continuer de surveiller l’impact du syndrome pendant des années, assure Adam Bowie.

D’après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon, de CBC

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