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Enseignants et syndicat dénoncent les conditions de travail dans les écoles

Des élèves assis à leur bureau; l'enseignante est debout à l'avant de la classe.

Les répercussions des virus se font sentir dans les salles de classe.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Les enseignants, leur syndicat et les responsables du ministère de l'Éducation conviennent que la pandémie en cours et une saison grippale précoce ont des répercussions sur le personnel des écoles publiques de la Nouvelle-Écosse.

Mais ni la province ni le syndicat n'a fourni de statistiques sur l'absentéisme, et les deux partis brossent des tableaux très différents de la façon dont les écoles s'en sortent.

Le président du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse, Ryan Lutes, a qualifié la situation de crise devant le comité permanent des ressources humaines de l'Assemblée législative à Halifax mardi.

Ce n'est pas un retour à la normale, a-t-il dit. Trop souvent, on demande aux enseignants de renoncer à leur temps de préparation déjà insuffisant en raison d'une pénurie chronique d'enseignants suppléants qualifiés.

Il explique que ça laisse peu ou pas de temps aux enseignants pour développer des expériences d'apprentissage riches qui laissent un impact durable sur nos enfants.

Megan Neaves, qui enseigne à l'école secondaire Astral Drive de Cole Harbour, a témoigné que les enseignants sont épuisés.

« Les pénuries de personnel signifient que les enseignants sont obligés de remplacer leurs collègues pendant leur temps de préparation et que les enfants finissent par perdre des ressources. »

— Une citation de  Megan Neaves, enseignante

Elle a expliqué que la tâche des enseignants va au-delà de la préparation de la matière.

Il faut planifier la réussite des élèves vivant avec l'autisme, le syndrome de Down, des déficiences intellectuelles, des troubles d'apprentissage, le TDAH, des problèmes de comportement et autres.

Ryan Lutes en complet bleu.

Ryan Lutes est président du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Facebook/Ryan Lutes

Ryan Lutes a déclaré que les enfants qui ont le plus besoin d'une aide supplémentaire à l'école en paient le prix.

Ce qui nous peine vraiment, c'est que les écoles ne sont pas en mesure de soutenir nos élèves les plus vulnérables parce que les enseignants sont tirés dans toutes les directions.

Elwin LeRoux, sous-ministre adjoint de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse, a tenté de se montrer rassurant.

Je peux assurer à tout le monde aujourd'hui qu'il y a un enseignant dans chaque classe, a-t-il dit au comité. Ainsi, nos efforts à ce jour ont permis que l'apprentissage continue.

Et grâce à la qualité du personnel que nous avons, je dirais que c’est un apprentissage de haute qualité, a-t-il renchéri.

Un groupe de cinq jeunes enfants jouent avec des formes et des couleurs.

Elwin LeRoux, sous-ministre adjoint de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse, rappelle que chaque classe a un enseignant malgré la pénurie.

Photo : iStock / kali9

Elwin LeRoux et les responsables de son département ont déclaré que la pénurie d'enseignants sévit à l'échelle du Canada et que les centres régionaux d'éducation de la province cherchent activement des enseignants suppléants.

Ils essaient aussi de comprendre pourquoi de nombreux membres du groupe actuel de remplaçants sont réticents à accepter plus de travail ou ne veulent pas travailler à certaines périodes de l'année.

Les enseignants ont exhorté la province à augmenter les salaires des enseignants suppléants pour rendre le travail plus attrayant.

La convention collective des enseignants expire cet été, mais le syndicat a déclaré qu'étant donné la situation désastreuse dans les écoles, le gouvernement de Houston ne devrait pas attendre les négociations contractuelles pour discuter d’augmentation.

Elwin LeRoux a pour sa part indiqué qu’il faudrait attendre les négociations pour avoir un nouveau contrat de travail.

Les enseignants retraités de la Nouvelle-Écosse sont autorisés à travailler comme remplaçants jusqu'à 99,5 jours au cours de cette année scolaire sans impact sur leur pension. Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a prolongé cette limite de 30 jours au début de l'année scolaire.

Avec les informations de Jean Laroche, de CBC

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