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Les friperies gagnent en popularité dans le Nord de l’Ontario

Une femme d'affaires dans son magasin.

En avril dernier, Mireille Gosselin a ouvert sa boutique à Hearst aux abords de la route Transcanadienne.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Une conscience environnementale grandissante mais également le coût de la vie dans un contexte d'inflation poussent de nombreux Nord-Ontariens à se tourner vers les friperies pour s'habiller. Deux boutiques de ce genre ont vu le jour cette année à Hearst et Timmins.

Mireille Gosselin a ouvert La Preloved Shop sur la route Transcanadienne en avril dernier, se spécialisant dans le linge pour femme.

L’inflation a directement forcé l'entrepreneure de Hearst à diversifier son offre.

Dans les derniers mois, j’ai beaucoup d’hommes qui sont entrés pour voir si je n’avais pas du linge pour eux, constate-t-elle. En janvier, elle offrira des vêtements pour hommes.

À plus de 200 kilomètres de là, Carole Young et sa fille élargissent déjà l'offre dans leur boutique jusque là concentrée sur le linge pour enfants. Le duo mère-fille vient d'ailleurs d’intégrer des vêtements pour la gent masculine dans ses rayons.

Un besoin criant se faisant sentir depuis la fermeture du Village des Valeurs à Timmins, affirment-elles.

Deux femmes d'affaires dans un magasin de seconde main.

Carole Young et sa fille Sydney McIntyre sont les propriétaires de la friperie A Second Time Around.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

On avait beaucoup de monde qui rentrait, tu pouvais voir qu'ils étaient déçus qu’on n’avait pas du linge d’adulte. On a juste commencé un mois passé avec le linge pour adultes, précise Carole Young.

Sara Niemi est une cliente régulière au Second Time Around : elle peut venir de 2 à 3 fois par semaine comme on ne peut prévoir quand on tombera sur la perle rare.

Les déchets d'une personne font le bonheur des autres, dit-elle en ayant le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

« On avait besoin de quelque chose comme ça, les prix sont meilleurs qu'aux autres endroits. C'est plaisant de voir un endroit ou les prix sont plus justes »

— Une citation de  Sara Niemi, cliente

Le son de cloche est le même pour Cindy Richer qui vient aussi plusieurs fois par semaine comme dans les plus grandes surfaces les vêtements réguliers sont vraiment dispendieux. Les enfants grandissent tellement vite que tu en as plus grande quantité en venant ici.

Déstigmatiser les vêtements de seconde main

L’époque où la clientèle des friperies arrivait à reculons par honte d’être associé à la pauvreté est presque révolue, selon les deux entrepreneures nord-ontariennes.

On a deux sortes de clientèle et la première, quelqu’un qui n’a peut-être pas beaucoup d’argent et qui veut avoir un volume de linge pour un petit montant d’argent. Le deuxième, c'est les gens qui veulent vraiment aider à l’environnement et puis réduire leur empreinte carbone, assure la copropriétaire de Second Time Around.

Les millénariaux ont certes contribué à redonner ses lettres de noblesse aux vêtements de seconde main, croit Mireille Gosselin, elle-même dans la trentaine.

Une femme d'affaire analyse des vêtements dans son arrière-boutique.

Mireille Gosselin analyse chaque pièce qu'elle reçoit. Les pièces qu'elle ne peut revendre sont envoyées au Dépôt Gamelin et à la Première Nation de Constance Lake.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Je trouve que c’est beaucoup mieux de ce que c’était. Les générations de mon âge sont beaucoup plus conscientes que c’est vraiment une mode. C’est un choix qu’on fait côté écolo et ces choses-là.

« On travaille encore pour les générations un petit peu plus âgées parce que pour eux, ça a été connu comme "c’est simplement pour les gens dans le besoin". »

— Une citation de  Mireille Gosselin, propriétaire d'une friperie

Les deux entrepreneures avancent que le fait de retirer l’odeur lourde et oppressante qui vous rappelle que le vêtement a déjà été porté leur permet de déstigmatiser la chose.

Je pense, c’est ça qui cause la senteur dans les magasins de seconde main, parce qu’il y a tellement de senteurs différentes, précise Mireille Gosselin.

Carole Young martèle aussi l’importance que la clientèle se sente comme dans [n'importe quel] autre magasin.

Mireille Gosselin lave chacune de ses pièces à la main afin de retirer l’odeur de la maison.

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