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Entrave à la liberté de la presse : le recteur de l’Université d’Ottawa s’excuse

Le recteur de l'UdO, Jacques Frémont.

Le recteur et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux jours après la controverse qui a émaillé la conférence à laquelle prenait part l’ambassadeur de la Chine au Canada, Cong Peiwu, à l’Université d’Ottawa, le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, a présenté ses excuses sur Twitter, mercredi matin.

Il estime que l'Université d'Ottawa a pris la mauvaise décision au dernier moment.

Nous nous excusons auprès des médias concernés. Nous aurions dû faire mieux pour protéger la liberté de la presse, écrit M. Frémont.

Lundi, en fin de journée, lors d’une conférence à l’Université d’Ottawa sur la thématique La Chine et le monde : développement, commerce et gouvernance au XXIe siècle, l’institution postsecondaire ottavienne a accepté de se plier aux demandes de l’ambassadeur qui étaient d’interdire la présence de caméras dans la salle. Le caméraman de Radio-Canada s’est notamment fait montrer la porte.

L’Université a également entrepris de baisser les stores afin de cacher une manifestation en soutien aux Ouïghours, qui se tenait au même moment à l’extérieur du bâtiment.

L'Université critiquée

Cette décision a suscité la controverse, l’institution se voyant reprocher d’entraver la liberté de la presse.

Plusieurs membres de la classe politique fédérale, y compris le premier ministre Justin Trudeau, ont dénoncé cette décision.

Pour moi, ils ont fait une erreur, bannir les caméras. Au Canada, on ouvre surtout aux gens qui ont des profils publics. Les médias doivent avoir accès, a notamment jugé M. Trudeau, mardi.

Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Michaël Nguyen, a également critiqué l’Université d’Ottawa, estimant qu’il s’agissait d’une pente glissante, très dangereuse.

Mardi, l’Université d’Ottawa avait répondu aux demandes d’entrevue par une déclaration écrite dans laquelle elle expliquait que sa conférence risquait d’être annulée si les caméras avaient été admises, tout en rappelant que les journalistes y avaient eu accès.

Afin d’assurer que cette situation regrettable ne se reproduise plus, l’Université tâchera à l’avenir d’être plus claire avec ses conférenciers avant la tenue des événements sur la présence possible des médias électroniques, a également indiqué par écrit, mardi, Jesse Robichaud, porte-parole de l’Université d'Ottawa.

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