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Une nouvelle usine pour transformer le homard en N.-É. d’une valeur de plus de 15 M$

L'intérieur de l'usine avec des machines en acier inoxydable.

Une partie de la nouvelle chaîne de transformation qui devrait fonctionner 10 mois par an est capable de cuire 30 000 livres de homard par jour.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Radio-Canada

Clark's Harbour Seafood s'apprête à ouvrir une nouvelle usine de transformation du homard de 15 millions de dollars ce mois-ci.

L'entreprise possède déjà trois parcs à homard, y compris son exploitation phare, l'immense installation d'Atlantic ChiCan, à Newellton. Environ 70 % des homards vivants qu'elle achète sont exportés vers la Chine continentale.

Elle possède aussi des maisons pour les travailleurs et un restaurant.

La nouvelle usine, située à Clark's Harbour, sera capable de traiter jusqu'à 4 millions de livres de homard cuit par an.

L'extérieur de l'usine est bleu.

Cette installation de transformation du homard doit ouvrir ses portes ce mois-ci à Clark's Harbour. L’usine sur l'île de Cape Sable a coûté près de 15 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

L’usine permettra aussi de rentabiliser le homard qui n’est pas assez résistant pour de longues expéditions, indique le directeur de l'exploitation, John Crandle Nickerson.

Ce produit doit être transformé ou vous finissez par le perdre parce que ce n'est tout simplement pas un produit que vous mettriez en transit dans n'importe quel pays, dit-il.

Leur marché comprend des bateaux de croisière à Miami et à Fort Lauderdale, en Floride, des restaurants en Chine continentale, dans d'autres pays asiatiques et en Europe et des épiceries.

L'usine emploiera de 30 à 40 personnes lors de son ouverture, pour atteindre un effectif de 80 personnes.

Une famille chinoise derrière le projet

Le propriétaire, Jim He est un citoyen canadien qui partage son temps entre Vancouver et la Nouvelle-Écosse.

Jim He dans sa nouvelle usine.

Le propriétaire, Jim He, affirme que l'objectif de l'entreprise est de stimuler l'économie locale et de créer des emplois.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Il était à Clark's Harbour cette semaine pour l'inauguration et il a rappelé que l'entreprise est canadienne.

Nous voulons venir ici pour investir. Nous voulons aider l'économie. Nous voulons aider les entreprises locales et créer des emplois. C'est notre objectif, dit-il.

C'est pourquoi nous continuons à investir de plus en plus d'argent [...] ici, sur l’île du cap de Sable.

Il estime que sa famille a déjà investi entre 45 et 50 millions de dollars dans la région.

La société a aussi racheté des entreprises existantes, comme le vivier à homard Atlantic ChiCan, Stoney Island Fisheries et Clark's Harbour Seafood.

Mais John Crandle Nickerson assure que la Chine n'essaie pas de prendre le contrôle de cette industrie du homard.

Ce que les gens ne réalisent pas, c'est qu'aucun pays ne peut contrôler une pêcherie parce que ce sont les pêcheurs qui contrôlent. La seule personne qui peut posséder une licence ou un bateau est un pêcheur. Quel que soit le pays qui achète une installation ici, ils ne peuvent qu'acheter un homard quand le pêcheur veut le vendre.

John Crandle Nickerson debout à côté d'une machine de l'usine.

Le chef de l'exploitation, John Crandle Nickerson, a été recruté après que l'entreprise ait eu des problèmes pour avoir enfreint la réglementation fédérale.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Il rappelle que c’est la demande chinoise qui a permis de maintenir les prix aux quais à la hausse même si l'offre a augmenté de façon spectaculaire.

L'entreprise a fait le ménage

Atlantic ChiCan a fait la une des journaux deux fois au cours de la dernière année, pour de mauvaises raisons.

En décembre 2021, la compagnie a été reconnue coupable et condamnée à une amende de 50 000 $ pour avoir expédié illégalement des homards américains, principalement vers la Chine, en affirmant qu'ils venaient du Canada.

Les expéditions de 63 000 livres de homard du Maine ont évité les tarifs chinois imposés à l'époque sur les fruits de mer américains.

Homard dans un vivier

Un homard dans un vivier.

Photo : Radio-Canada

Le mois dernier, Atlantic ChiCan a de nouveau plaidé coupable à 75 000 $ d'amendes et de pénalités pour avoir détenu des homards femelles de trop petite taille et portant des œufs. Ces infractions ont eu lieu en 2019.

Les anciens qui dirigeaient l'entreprise, nous nous sommes débarrassés de ces personnes. Ils ne sont plus dans l'entreprise, ils sont partis, précise John Crandle Nickerson, qui a rejoint l'entreprise après ces infractions.

Quand nous avons su que nous avions des problèmes avec la direction, nous avons fait quelque chose.

Il assure que les conditions qui ont créé des problèmes juridiques avec Pêches et Océans et l'Agence canadienne d'inspection des aliments font partie du passé.

Avec les informations de Paul Withers, de CBC et Adrien Blanc

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