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L’ex-premier ministre albertain Jason Kenney démissionne de son poste de député

Jason Kenney répond aux questions du journaliste Mathieu Gohier.

Le premier ministre Jason Kenney a démissionné de son poste de député.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

L’ancien premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a annoncé sa démission de son poste de député sur Twitter.

« Je suis fier d’avoir mené un gouvernement qui a livré 95 % de ses promesses aux Albertains », a-t-il fait valoir dans une déclaration écrite jointe à sa lettre de démission.

Jason Kenney était député de la circonscription de Calgary-Lougheed depuis 2017. Il a également été premier ministre de la province de 2019 à 2022.

« Après beaucoup de réflexion et de consultation, j’ai conclu que c’était le moment pour moi de me retirer de mon rôle de député. »

— Une citation de  Jason Kenney

Le 18 mai dernier, après un vote de confiance auprès des membres de son parti, il a annoncé sa démission comme premier ministre de la province. Elle est rentrée en vigueur en octobre 2022, date de l’arrivée au pouvoir de la nouvelle première ministre Danielle Smith.

Son départ survient alors que Danielle Smith vient de faire son entrée à l’Assemblée législative de l’Alberta. Son discours du trône a été livré par la lieutenante-gouverneure plus tôt mardi.

Cette décision marque la fin de plus de 25 ans de service public comme élu pour servir les Albertains et les Canadiens, écrit Jason Kenney dans sa déclaration.

Il n’a pas indiqué quelle serait la prochaine étape de sa carrière. [...] J’espère continuer à participer à notre vie démocratique en partageant ce que j’ai appris sur différents enjeux, s’est-il contenté d’écrire.

Jason Kenney craint pour l’avenir de la démocratie

Dans sa déclaration écrite qui accompagnait sa lettre de démission, l’ancien premier ministre s’est dit préoccupé par le fait que notre vie démocratique s’éloigne des débats prudents et se tourne vers une polarisation qui ébranle le fondement de nos institutions et principes.

Nous voyons des efforts de l’extrême gauche pour effacer notre histoire, délégitimer nos institutions et nos coutumes historiques, et diviser notre société sur des questions identitaires. Et de la part de l’extrême droite, nous voyons une colère vindicative et un cynisme toxique qui visent souvent à déchirer les acquis, plutôt que de construire et améliorer nos institutions imparfaites., a exprimé Jason Kenney.

Pour Lori Williams, professeure associée d’études des politiques à l’Université Mount Royal de Calgary, le moment de cette démission n’est pas anodin. La nouvelle de sa démission est tombée quelques instants après le dépôt du projet de la Loi sur la souveraineté de l’Alberta dans un Canada uni.

Il aurait pu démissionner n’importe quand, et il l’a fait immédiatement après le dépôt du projet de loi, ce n’est pas une coïncidence. [...] C’est probablement lié, explique-t-elle.

Le politologue au Campus Saint-Jean de l’Université de l'Alberta, Frédéric Boily, abonde dans le même sens. « [Jason Kenney] attend le premier jour de la session législative et le dépôt du projet de loi. [...] C’est difficile de ne pas y voir un message de reproche à l’endroit de Danielle Smith. »

La démission de Jason Kenney laissera vacante une deuxième circonscription dans la région de Calgary. Les électeurs de Calgary-Elbow ne sont plus représentés à l’Assemblée législative depuis la démission de Doug Schweitzer, au mois d’août dernier.

Danielle Smith s’était d’ailleurs attiré des critiques lorsqu’elle avait déclenché une élection partielle pour se faire élire dans Brooks-Medicine Hat, sans en déclencher dans Calgary-Elbow.

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