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Un programme de lutte contre la cyberdépendance sera implanté au Québec

Trois personnes, côte à côte sur un divan, regarde leur ordinateur.

Environ 3 % des jeunes souffrent de cyberdépendance au Québec.

Photo : iStock / iStock/Katarzyna Bialasiewick

David Savoie

Il y aura bientôt un programme de lutte contre la cyberdépendance dans toutes les régions du Québec. Le programme sera mis en place au printemps et permettra aux personnes ayant des problèmes de dépendance aux jeux ou à Internet d'avoir les mêmes services, de l'Outaouais au Grand Nord. Ce serait même une première canadienne.

À l'heure actuelle, toutes les régions du Québec ne luttent pas à armes égales contre la cyberdépendance.

On avait vraiment des écarts entre les régions, donc si vous étiez chanceux, il y avait déjà un programme qui avait été développé, alors que dans d'autres [régions, NDLR] vous ne pouviez pas avoir de soins, précise Magali Dufour, professeure au Département de psychologie à l’UQAM, spécialisée notamment dans la cyberdépendance.

Avec son équipe, elle a conçu le programme Virtua, destiné aux 15 à 25 ans. Son implantation est prévue au printemps 2023 dans toutes les régions de la province. L'objectif est que les intervenants en région sachent comment s’y prendre face à la cyberdépendance et que la qualité des soins soit la même partout, selon Magali Dufour.

La spécialiste explique qu’il y a des différences entre la cyberdépendance et la dépendance aux substances comme l’alcool.

Une des spécificités [de la cyberdépendance], c'est l'accessibilité du produit qui est partout, tout le temps, qui est dans nos poches. Donc, il y a une disponibilité plus grande que pour les substances ou pour les jeux de hasard et d'argent. Comment la personne va se mettre des objectifs, comment elle va développer des stratégies pour se protéger, explique Magali Dufour.

Le programme pourrait devenir permanent

Ces aspects spécifiques à la cyberdépendance sont abordés dans le programme Virtua, qui prendra d'abord la forme d'un projet pilote. À la lumière des résultats, le ministère de la Santé pourrait ensuite le rendre permanent.

Miguel Therriault, coordonnateur des services professionnels du réseau Le Grand Chemin, un organisme à but non lucratif qui vient en aide aux adolescents aux prises avec des problèmes de cyberdépendance, est enthousiaste face à ce nouveau programme.

Je vais recevoir des références beaucoup plus structurées, avec un personnel clinique qui a un langage et des orientations cliniques communes, indique-t-il.

Cette ressource était attendue dans les régions, confirme Stéphanie Grondin, qui travaille aux services de réadaptation spécialisée en dépendance du CIUSS de l'Outaouais.

Avant même d'entendre parler de Virtua, c'est quelque chose qu'on espérait pouvoir monter, qu'on espérait que ça existe, donc quand on a su que Virtua s'en venait, on a levé la main rapidement pour pouvoir participer.

Environ 3 % des jeunes souffrent de cyberdépendance au Québec, des statistiques similaires à celles de la dépendance à diverses substances.

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