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Lac-Simon et Pikogan ouvrent la première école de conduite anishnabe

Lise Kistabish, Martin Adam, Monik Kistabish et Pamela Papatie devant une voiture de l'École de conduite Otapan.

Lise Kistabish, de l'école de conduite Otapan, Martin Adam, du CRÉA Kitci Amik, Monik Kistabish, cheffe de Pikogan, et Pamela Papatie, vice-cheffe de Lac-Simon.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les conseils des nations Abitibiwinni, de Pikogan, et Anishnabe, de Lac-Simon, ont ouvert la première école de conduite anishnabe mardi à Pikogan.

L’École de conduite Otapan, un mot qui signifie voiture dans la langue anishnabe, est un organisme à but non lucratif mis sur pied par les deux communautés et par le Centre régional d’éducation des adultes Kitci Amik, qui offre des services à ces deux endroits. Cette école est née de la volonté d’offrir des services adaptés à la culture et aux besoins des membres.

Tout ce qu’on peut faire pour nos membres qui est offert par nous, ç'a toujours une plus-value, c’est adapté à notre culture. Et le fait de collaborer avec notre communauté sœur de Lac-Simon, c’est important. On fait beaucoup de projets ensemble, on continue de développer, de donner la capacité à nos membres d’aller chercher des emplois et de la formation en dehors des communautés, a souligné Monik Kistabish, cheffe du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni.

Monik Kistabish près d'une oriflamme de Pikogan.

Monik Kistabish, cheffe du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Directement dans les communautés

Les deux communautés trouvent que l’accès à des cours de conduite est devenu difficile depuis quelques années, une situation exacerbée par la pénurie de main-d'œuvre, qui affecte directement les écoles de conduite de la région. Et il y a la question de la distance. C’est pourquoi les cours seront offerts directement dans les communautés.

C’est important pour les communautés de diminuer les obstacles à l’emploi, à la formation. Il existe déjà des écoles de conduite à Val-d’Or. C’est à 35 kilomètres de chez nous. Parfois, les jeunes font du pouce pour aller à leurs cours de conduite ou cherchent des rides sur les réseaux sociaux. Ça va faciliter beaucoup les choses d’offrir les cours dans la communauté, estime Pamela Papatie, vice-cheffe du Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon.

Pamela Papatie près d'une oriflamme du Centre régional d'éducation des adultes de Kitcisakik.

Pamela Papatie, vice-cheffe du Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Accéder au marché de l’emploi

En facilitant l’accès aux cours de conduite, les deux conseils espèrent que plus de membres auront leur permis de conduire. Ce document est devenu essentiel pour accéder au marché du travail ou pour suivre des formations à l’extérieur des communautés, le tout dans le but d’améliorer la qualité de vie et de générer des retombées économiques dans les communautés.

« Ça fait longtemps qu’on constate que c’est un besoin. Dans des communautés comme Lac-Simon et Pikogan, où on n’est pas en ville, le permis de conduire est devenu inévitable. Et c’est reconnu que de ne pas avoir un permis de conduire, c’est un obstacle à l’emploi. »

— Une citation de  Martin Adam, directeur général du Centre régional d’éducation des adultes Kitci Amik
Martin Adam dans une salle de conférence.

Martin Adam, directeur général du CRÉA Kitci Amik.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Ça prend vraiment un véhicule, confirme Pamela Papatie. J’ai moi-même travaillé à l’extérieur de la communauté et, chaque jour, c’est un combat de trouver des rides pour y aller et pour revenir.

Trois employés

Les deux conseils investissent donc dans le démarrage de l’organisme, qui possède une première voiture pour les cours pratiques. L’école de conduite compte deux employés à temps plein, soit une coordonnatrice et un moniteur-instructeur, ainsi qu’un moniteur à temps partiel.

Les prix sont les mêmes que dans les autres écoles parce que c’est la Société de l’assurance automobile du Québec qui fixe les tarifs. Mais on est un organisme à but non lucratif. C’est un service qu’on veut donner à la population. Les profits seront réinvestis dans les services, comme dans l’achat éventuel d’une deuxième voiture, fait valoir Lise Kistabish, vice-présidente de l’École de conduite Otapan.

Gina Richmond parle au micro lors d'une conférence de presse. Monik Kistabish, Martin Adam, Pamela Papatie et Lise Kistabish sont assis à la même table et l'écoutent attentivement.

Gina Richmond, coordonnatrice (à gauche), a présenté la nouvelle École de conduite Otapan en compagnie des représentants des organismes partenaires.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Première cohorte à Pikogan

L’école de conduite connaît déjà du succès. Une première cohorte de 17 élèves amorce sa formation à Pikogan mercredi soir. On ne voulait pas dépasser 15 inscriptions pour la première cohorte, mais malheureusement – ou heureusement! –, on dépasse les 15 élèves pour la première cohorte, se réjouit Martin Adam.

Une deuxième cohorte doit amorcer sa formation en février à Lac-Simon. Elle devrait elle aussi afficher complet. Si l’école se concentre d’abord sur les deux communautés qui l’ont vu naître, ses dirigeants n’écartent pas la possibilité d’offrir éventuellement leurs services dans d’autres communautés.

Une auto-école de l'École de conduite Otapan.

La première voiture de l'École de conduite Otapan

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

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